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 ft Poppy - I wanna be yours (public averti)

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MessageSujet: Re: ft Poppy - I wanna be yours (public averti) Lun 16 Avr - 23:24

poppy & stanislas

i wanna be yours


En réalité, bien que nos corps se mêlent et se chevauchent, bien que nos langues valsent en une danse endiablée, bien que nos yeux brulent d’un incendie meurtrier et qu’ils ne se lâchent pas, j’en suis encore à me demander si tout ceci est bien réel. Mon esprit m’a tant de fois joué des tours. Tant de fois j’ai tenté de dissocier le vrai du faux. Je me suis gouré pas mal de fois aussi. Ce soir, tout semble tellement parfait que je n’arrive pas à croire que tout ce bonheur qui nait en moi est vrai. Moi, l’enfant maudit, celui qui n’a jamais vraiment connu le bonheur et l’amour. Tout ne m’est peut-être pas interdit finalement. Pour une fois ma vie ne semble pas me jouer de tour. Je goutte du bout des lèvres à ce que vivent les gens heureux. J’ai un aperçu de ce que c’est que de se sentir comblé et au bon endroit. Pour la première fois depuis le début de ma foutue existence, je ne me sens pas de trop. Comme si toutes les épreuves de ma vie, aussi dures furent, avaient été faites juste pour me mener à cet instant précis de ma vie. Et plus je regarde Poppy plus ses yeux me hurlent que c’est la bonne. Mais ça je le sais putain. Je le sais depuis que mes yeux se sont posés sur elle. Je n’avais pas encore entendu le son de sa voix que je savais que Poppy serait celle qui saurait rendre ma vie harmonieuse et enfin heureuse. Cependant, à ce moment là, je ne savais pas qu’elle serait aussi celle de la réduire à néant. Aujourd’hui, je le sais. Poppy ne s’en rend peut-être pas compte, mais je gravite autour d’elle comme un putain de satellite. Si elle va bien alors je vais bien, si elle est maussade alors je le suis aussi. Elle fait ma pluie et mon beau temps. Ou plutôt, elle fait ma canicule et mon déluge. Poppy peut réduire tout mon univers en cendres d’un simple geste parce que je ne dépends que d’elle. Rien n’est plus importante que ma lionne. J’suis un vrai canard, secrètement, je l’assume. Si Poppy venait à détourner son regard de moi, je crois que j’en mourrais. Je serais incapable de vivre sans elle à mes côtés, sans son rire qui résonne autour de moi, sans ses yeux de chat qui pétillent, sans son foutu parfum auquel je suis accroc qui flotte dans l’air. Merde. Plus je la regarde et plus je me rends compte à quel point je suis accroc à cette nana. Je suis foutu. Depuis le jour où elle a relevé son regard sur moi.

Tout n’est qu’extase. Elle sur moi, moi en elle. Ses cris, ses mouvements, ses halètements… Paradis. Mon coeur semble trop petit pour contenir tous les sentiments qui s’y agglutinent. Je le sens presque éclater dans ma poitrine. Je n’en reviens toujours pas. Je crois que… non, je suis sur qu’il s’agit du plus beau jour de ma vie. Je n’ai jamais connu de moment aussi magique et harmonieux. La perfection à l’état brut. Je voudrais m’accrocher à ces instants de toutes mes forces. Je ne pensais pas qu’un jour je serais capable de ressentir tous ça. En fait, j’étais persuadé que je ne pourrais connaitre que la souffrance, la terreur et le malheur. Que je n’étais pas fait pour connaitre tout ça, toute cette joie… Et que j’étais incapable de donner autant de plaisir… Je ne suis pourtant que l’homme qui traine la rage et la colère derrière lui. Je ne suis que le gamin dont on a réduit en miettes toutes les émotions et les sentiments à grands coups de lattes dans la gueule. Je suis le fracassé, le torturé, l’abusé. Je ne suis pas homme à aimer et encore moins à être aimé. Et pourtant ce soir… Ce soir je suis tout à la fois mais je suis surtout un homme comblé. Je ne sais pas combien de temps durent nos ébats. Je ne veux pas m’endormir, jamais. Je ne veux pas retomber dans mes cauchemars merdiques, je ne veux pas que tout efface cette soirée merveilleuse. Je ne veux pas me réveiller et voir mon lit vide, mon corps froid d’avoir perdu le sien, brûlant. J’ai peur.

******


Je ne sais pas à quel moment je suis tombé de fatigue, tout ce que je sais c’est que j’ai vu le visage de Poppy exténué mais apaisé, et senti son corps rendu moite par nos échanges contre le mien. C’était une nuit sans cauchemars, sans cris, ni pleurs. Sans réveil en sursaut. Une nuit paisible comme je n’en ai pas connue depuis des années. Même quand Poppy dormait contre moi, elles n’avaient jamais été aussi sereines. C’est comme si Poppy, nos sentiments respectifs, cette nuit, étaient venus combler la brèche de mon âme morcelée. Doucement la lumière du jour me réveille. Mes sens s’éveillent également peu à peu. D’une main je tâte le lit autour de moi. Mais ne sens que du vide. J’écarquille les yeux soudainement. Je suis en alerte. Mes craintes prennent racines en moi. Je voulais pourtant les faire taire. Leur montrer que ce n’étaient que des peurs infondées. Que Poppy en fuirait pas mon lit au petit matin en regrettant tout ça. J’étais persuadé que nous allions nous réveiller au petit matin, son corps endormi contre le mien. Merde. Je me redresse comme si j’étais monté sur ressorts. Putain. J’ai envie de hurler. De crier ma rage et de frapper le premier truc qui me passe sous la main. Je me passe les deux mains dans les cheveux tout en regardant autour de moi à la recherche d’un bas à enfiler. J’attrape le premier truc qui passe. Un jogging. Je saute dedans. La tête me tourne tant je suis effondré de me retrouver seul dans ce putain de lit merdique. Tout porte encore son odeur. Mes draps, ma chambre, mon corps tout entier sens Poppy. Elle ne peut pas m’avoir fuit comme ça. Bordel. J’ouvre la porte à la volée et elle finit sa course contre mon mur. La poignée doit avoir une nouvelle fois fait un trou dans le mur. Ce n’est pas la première fois. [colo=cornflowerblue] « Poppy ? »[/color] je cris d’une voix éraillée et surtout affolée. Ouais, j’arrive pas à me contenir. J’ai l’impression qu’elle s’est barrée avec mon coeur et mes entrailles putain. C’était peut-être un sommeil sans cauchemars, mais celui du réveil est presque aussi pire que ceux de mon enfance. Je suis à deux doigts de frapper contre le mur le plus proche. La douleur me fera du bien je le sais. Mais je continue d’avancer. Je ne veux pas y croire en fait. Je refuse qu’elle ait pu faire ça. J’avance. Vite. Et soudain, une brûlure sur mon ventre. Poppy. Je ne sens plus la douleur du liquide brun brûlant qui se répand sur mon torse et échauffe beaucoup trop ma peau. Non. Tout ce que je vois, c’est ma Poppy. Lumineuse. Radieuse. Putain de merde. Je manque de m’étouffer. J’suis un putain de connard. Mon oeil me brule et je détourne le regard pour qu’elle ne voit pas la putain de larme qui m’échappe. J’suis foutu. Un putain de clanpin. Mais je peux pas détourner le regard trop longtemps d’elle. Ca m’opresse. Alors je rive de nouveau mes yeux aux siens et je lâche d’une voix rauque :  « T’es là… j’ai cru que… » je porte une main à ma nuque comme si elle me faisait souffrir. Mais je souffre de ridicule surtout - et de la brulure du café sur mes abdos.  « J’ai cru que tu t’étais barrée… »  « et j’ai eu putain de peur Poppy. Comme si tu m’avais tout arraché. » mais ça, je ne lui dis pas. Elle a pas besoin de savoir à quel point je suis accroc à elle. Comme une putain de sangsue. Sauf que là, c’est elle qui me pompe tout et qui risque de se barrer en me laisser pour mort. Soudain, la douleur sur mon ventre devient trop présente, je baisse la tête en serrant les mâchoires :  « Putain de merde ! » je hurle avant de jeter dans la cuisine pour chopper le premier torchon qui s’y trouve. J’essuie rapidement le café sur ma peau rougie puis fout le tissus sous l’eau froide avant de l’appliquer sur l’endroit brûlé. Puis, je fais volte-face, l’air ahuri.  « Putain. Mais t’es restée avec moi toute la nuit ? T’étais allée nous chercher du café ? » Je me sens con. Je me fais chier à toujours réagir de façon disproportionnée. Alors, je continue de la regarder, nue dans mon tee-shirt, ses cheveux en bataille et les traces de nos ébats sur tout le corps. Je me mords la lèvre inférieure. Je me sens encore plus con que j’en ai l’air. Elle est restée avec moi. Elle allait revenir. Je l’ai pas fait fuir putain. J’ai envie de hurler comme putain de furieux mais je me contente seulement de la dévisager tandis que mon coeur se comprime encore un peu plus dans ma poitrine.
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MessageSujet: Re: ft Poppy - I wanna be yours (public averti) Mer 18 Avr - 17:18

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i wanna be yours


Depuis Jake je n'avais plus connu cela. Cette aube nouvelle aux côté d'un homme qu'on souhaitait profondément garder. J'avais parfois bercé d'illusion quelques hommes en leur donnant l'impression d'une relation réelle, mais aucune d'entre elles n'avait dépassé le mois. Et j'agissais toujours comme la meuf qui n'en avait rien à foutre. Je ne pouvais juste pas, c'était au dessus de mes forces. J'agissais avec eux comme j'agis avec n'importe quel pote, ne réagissais pas aux messages, annulant nos rendez-vous au dernier moment. J'étais imbuvable. Je ne le faisais pas vraiment exprès, inconsciemment c'était une manière de me protéger. Toujours était-il qu'entretenir une relation sérieuse avec qui que ce soit m'était inaccessible. Même en y mettant de la volonté. C'était bien ça le problème : je ne voulais pas être en couple, ma liberté m'importait trop, celle-ci impliquant de me faire le moins possible de liens sentimentaux. Aimer, ça me détruisait. Mais avec Stan nous avions fait les choses dans le sens inverse de la normalité, nous vivions ensemble, nous avions de grands projets. Avant même de connaître nos prénoms respectifs, nous parlions déjà d'avenir. Et je ne l'avais jamais fait fuir. Malgré mon tempérament enflammé, mes excès de colères, mes hystéries passagères. Il avait tout compris de moi avant de poser les mains sur moi. Nous n'avions pas encore eu le temps de nous lasser de nos personnalités respectives, nous nous comprenions, fonctionnions en raccord, j'avais appris à l'aimer discrètement, lentement, sans que mon esprit n'en prenne conscience. Mon âme avec fonctionné en mode ninja pour que je sois moi-même surprise par mes sentiments. C'était fait, je ne pouvais plus retourner en arrière.
Surtout maintenant.
Je le savais bien sûr d'avance. Il était inutile de me fourvoyer là-dessus. Dés que nos corps reprendraient un peu leur forme, le désir serait de nouveau là, palpable, suffoquant. Il suffirait de nos mains qui se frôlent lorsque je lui tendrais sa guitare et l'électricité serait là. Pour ma part en tout cas. Et notre amitié trop longue me soufflait que ce serait pareil pour lui : il n'aurait pas pris le risque de coucher avec moi, si son appétit serait susceptible d'être rassasié en une nuit. Bien que ? Je me berçais peut-être d'illusion, je m'étais sentie si spéciale dans ses yeux cette nuit, mais maintenant que le soleil éclairait nos vies, les doutes s'emparaient de moi sans que je ne puisse rien y faire.
Toujours était-il que je ne savais pas la marche à suivre. Qu'attendait Stan de moi, au juste ? Que signifiait cette nuit pour lui ? Aurais-je du m'en aller avant le petit matin ? Je ne le pensais pas. Mais les cafés, ce n'était pas une idée stupide par hasard ? J'aurais peut-être juste du rester contre lui et profiter comme mon corps regrettait ma décision. De toute façon, c'était trop tard, les tasses étaient prêtes à présent, on aurait tout le temps de parler de tout ça sereinement plus tard. Sereinement ? C'était sans compter mon goût insensé pour le délit de fuite...

Tandis que je traversais la pièce pour rejoindre la chambre de Stan, mes pensées étaient si denses qu'elles m’empêchèrent de réaliser l'approche de ce dernier. Si bien que lorsqu'il déboula comme une fusée dans la cuisine, je n'eus le temps de ralentir ni même de m'arrêter, envoyant valser le café sur lui. Je lâchais un cri de surprise, et reculant de quelques pas sur le coup. « T’es là… j’ai cru que… »  Ne réalisant pas quoi ou qu'est-ce tout de suite, je lâchais d'un ton étranglé : « Putain, Stan... » Il a l'air en panique, je ne sais pas ce qui le met dans cet état, peut-être le café bouillant qui est en train de dégouliner sur son torse nu ? « J’ai cru que tu t’étais barrée… » Je m'arrête de penser, moi qui me dirigeais déjà vers la cuisine pour aller chercher de quoi l'éponger. Pendant un court instant, la blessure doit se voir dans mes yeux. J'essaye tant bien que mal de la maîtrise au plus vite, en faisant mine de rien mais à l'intérieur de moi ses mots se répètent. M'être barrée ? Je ne sais pas ce qui me blesse le plus, qu'il ait imaginé que je puisse me barrer ainsi, ou le fait qu'il m'ait totalement cernée en l'imaginant. C'est tout à fait mon genre, et peut-être que si nous avions cédé à nos pulsions quelques mois plus tôt, j'aurais agi de la sorte. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui est différent ? Je n'en sais rien, mais l'idée de partir ne m'a même pas effleurée... Que Stan en doute me fait plus de mal que je ne voudrais l'admettre. « Putain de merde ! » je sursaute à son cri, ayant instantanément oublié, moi aussi, le liquide chaud s'attaquant à sa peau déjà meurtrie par mes lacérations de cette nuit. Je culpabilise ainsi également de l'avoir laissé se brûler. Je pose brusquement les mugs sur la table pour m'avancer vers lui dans l'espoir de faire quelque chose, mais déjà il applique un torchon humide et frais sur son torse.

Je me rends soudainement compte que mon coeur est remonté dans ma gorge et qu'il m'empêche de parler, comme si nos actes de cette nuit m'avaient coupée la chique. Le fait qu'il soit dans la même pièce que moi a le don de me rassurer, comme si mon réveil de ce matin n'avait été qu'une illusion. Soudain son regard ahuri se lève vers moi : « Putain. Mais t’es restée avec moi toute la nuit ? T’étais allée nous chercher du café ? » J'éclate de rire sans pouvoir m'en empêcher, et je trouve que cette façade est plus facile à porter. Mais en moi, quelque chose se brise un peu plus face à son air surpris comme s'il tombait vraiment des nues. Je ne sais plus ce qu'il voulait de moi, que je me barre ou que je reste ? Ses réactions sont tellement étranges ! « Je me faisais un café, ton mug était dans le chemin c'est tout ! » Je reprends une contenance avant de me saisir d'une chaise sur laquelle me hisser pour atteindre notre petite pharmacie dans une haute armoire de la cuisine. Stan a si souvent l'art de se battre, et moi je suis si maladroite, qu'une trousse de premiers secours est absolument nécessaire dans notre environnement direct. Je sors notre crème miracle pour les brûlures et redescends de la chaise que je remets en place. Je m'approche de Stan, si proche que je sens son souffle caresser mon visage, mon estomac se tord, aux souvenirs qui s'enflamment instantanément en moi. Je fais mine de rien, lui prends le torchon des mains et ouvre le tube de crème pour pouvoir l'appliquer sur sa peau enflammée à l'instar de mon coeur. « Non mais où voulais-tu que je sois, on vit dans le même appartement, je te rappelle, princesse. » Lui lancai-je d'un air narquois. Mes caresses débordent un peu de la zone de brûlure, je n'appuie pas trop pour ne pas le faire souffrir, mais arracher ma main de cette peau est un supplice. J'écarte finalement celle-ci à contre-coeur. « Désolée de t'avoir brûlé. »  Je lève les yeux vers lui pour la première fois depuis son air de surprise au fait que je sois allée chercher du café. Mon regard s'ancre dans le sien, ma respiration semble se raccourcir, tandis que je souffle presque : « Tu as bien dormi ? » C'est alors que je me rends compte que si l'idée a pu m'effleurer un court instant, faire mine de rien me sera complètement impossible.

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MessageSujet: Re: ft Poppy - I wanna be yours (public averti) Mer 18 Avr - 23:55

poppy & stanislas

i wanna be yours


Je ne saurais vraiment pas expliquer ce qui me passe par la tête à ce moment là. Je devrais savoir que Poppy n’est pas comme ça, qu’elle ne fuirait jamais, enfin, du moins pas comme avec les autres hommes qui ont partagé son lit jusqu’ici. En réalité, je ne sais plus quoi croire, je ne sais plus comment me comporter. Car même si j’aimerai que nos barrières soient réellement tombées pour de bon, je ne sais pas ce qu’elle veut ! Malgré la nuit que nous venons de passer, malgré les choses que l’on s’est dites silencieusement et toutes celles que l’on s’est dites avant, je ne sais pas ce que je peux croire ou pas. Je me mets à espérer en silence, de tout mon être plein de rage, que mes espoirs ne vont pas voler en fumée - en emportant mon coeur avec. C’est peut-être absurde et je sais que ma réaction est disproportionnée. Je sais parfaitement que je n’aurais pas dû réagir de façon si violente, si démesurée. Mais quand j’ai vu mon lit vide je me suis senti abandonné. J’avais perdu tous mes repères, quitte même à croire que la nuit que nous venions de passer n’avait été qu’un putain de fantasme parfait. Je ne sais pas réagir autrement que comme ça en y repensant. Cette réaction est instinctive, je ne peux pas faire autrement. Jamais dans ma putain de vie, pas une seule fois on m’a dit que l’on m’aimait, on m’a clairement dit « je tiens à toi » ou encore « je te veux parce que tu m’apportes tellement de choses, parce que tu es important pour moi… ». Jamais je n’ai entendu ça de ma foutue existence. Alors toute cette histoire avec Poppy, ça me fait flipper et je ne suis plus capable d’être rationnel. Poppy me fait flipper comme aucune femme, ni personne, n’a jamais réussi à me faire flipper. Je crois qu’au fond j’angoisse. Parce que je sais que je vais merder - j’ai déjà merdé tant de fois sans que notre relation ait atteint ce nouveau sommet, alors…

Mais elle est là, avec ses grands yeux écarquillés, face à moi dans MON t-shirt, à peine réveillée. Elle est là, magnifique, face à moi, prête à revenir dans ma chambre. J’aurais dû tilter que le lit était encore tiède, mais la peur a complètement court-circuité mon cerveau. Mon regard détaille un instant son corps, ses longues jambes qui dépassent de mon haut, je l’imagine nue, totalement nue, sous mon vêtement. Ce n’est pas la première fois que je la vois porter l’un de mes t-shirts, mais cette fois-ci c’est très particulier. Et elle ne m’a jamais fait autant d’effets. Tout est flou autour de moi, je ne ressens plus aucune douleur tant le spectacle qui s’offre à moi m’obnubile. Je ne peux m’empêcher de dire à voix haute ce que je pense tout bas. Ce à quoi elle répond après quelques secondes de silence : « Je me faisais un café, ton mug était dans le chemin c'est tout ! » je hausse un sourcil et un sourire en coin s’affiche sur mes lèvres tandis qu’elles frémissent d’une envie de sourire niaisement. J’suis ce mec là moi ? Ce mec qui sourit dès que celle qui lui fait battre le coeur fait quelque chose de mignon ? Merde alors. Canard. Soudain elle se détourne de moi tandis que je continue de m’appliquer le torchon humide sur le ventre. La douleur s’apaise légèrement - et c’est surement grâce à ma puppy. Je n’ai qu’une envie, remonter ce foutu bout de tissus en haut de ses cuisses galbées pour savoir si elle est belle et bien nue dessous. Je me mords la lèvre tandis qu’elle attrape une chaise et monte dessus pour atteindre notre pharmacie - les gens normaux se contentent d’avoir une petite trousse avec le strict nécessaire. Mais chez nous c’est un peu différent. On pourrait soigner n’importe quoi et n’importe qui tant nous avons du matos. Des compresses stériles au fil à coudre pour les plaies… A croire que nous sommes tous les deux de vraies têtes brulées. Ou alors je suis la tête brulée et Poppy, en bon petit chiot qu’elle est, n’est pas capable de mettre les deux pieds droits sans se péter la gueule. Je ravale un ricanement en repensant à la dernière fois où elle s’est viandée dans l’appartement en voulant accrocher un foutu tableau au mur. Je la revois encore la cul par terre, le genoux éraflé et ses grands yeux qui m’avaient regardés l’air de dire « quoi, c’est le mur qui n’est pas droit, du coup j’ai glissé. Connard. » Je ne détache pas une seule minute mon regard d’elle. Elle descend de son perchoir après avoir attrapé un tube de crème qui, je devine, apaisera la brulure sur ma peau déjà bien esquintée par Poppy la nuit dernière. Elle s’approche, son corps si proche du mien me donne chauds et je réprime quelques pulsions. Le seul truc que je ne peux pas empêcher, c’est ma queue qui se met à gonfler dans mon survêtement. Son odeur, mélangée à la mienne, me remonte dans les narines. Je ferme les yeux alors qu’elle pose avec délicatesse ses doigts sur ma peau. Je dois même retenir ma respiration pour empêcher un gémissement de franchir la barrière de mes lèvres. « Non mais où voulais-tu que je sois, on vit dans le même appartement, je te rappelle, princesse. » je rouvre les yeux et éclate de rire. Princesse. Ca faisait longtemps. Depuis la fameuse soirée où tout à volé. Nous avions pris nos distances finalement. Je cesse de rire rapidement pour baisser les yeux sur sa bouche.  « J’avais peur Puppy. J’avais peur que tu regrettes. Que tu trouves que toute cette nuit était une erreur. Une grosse erreur. Ce serait la réaction logique… je pense. » je lui avoue d’une voix rendue rauque par le désir naissant de notre proximité. Je ne me lasserai jamais de cette nana. Jamais. Les effets qu’elle a sur moi… digne d’un marionnettiste avec sa marionnette. Et dans le délire, je suis le pantin bien sûr. « Désolée de t'avoir brûlé. » dit-elle tandis que ses doigts caressent tendrement ma peau. Je n’arrive pas à empêcher un léger tremblement dû au désir me secouer le corps. Sans pouvoir résister, je porte mes mains à ses yeux. Dieu que c’est bon. Ce simple contact suffit à me rendre heureux. Je hausse les épaules. J’accepte de me faire brûler autant de fois qu’elle veut si c’est pour qu’elle me touche comme ça. Ses yeux se rivent de nouveau aux miens et mon coeur manque un battement. J’ai l’impression de la redécouvrir à chaque instant. Comment peut-elle me faire autant d’effets ? « Tu as bien dormi ? » me demande-t-elle. Ok. Je ne résiste pas plus longtemps. Mes mains remontent sur son corps pour venir encercler ses joues. Mes pouces caressent ses lèvres rouges et enfin les miennes viennent les recouvrir en un long baiser. La fureur de la nuit dernière n’a pas disparue. Bien au contraire. J’ai l’impression d’être encore plus accroc. Poppy me fait tout oublier. Même cette putain de dose matinale qui me permet normalement de commencer la journée. Voilà alors de quoi j’avais vraiment besoin ? Tout se résume à cette femme. Mon baiser se fait plus violent jusqu’à ce que je m’arrache d’elle pour nous laisser reprendre nos respirations.  « Je n’ai jamais aussi bien dormi bébé. Aucun cauchemar. Rien. Et toi ? » j’ai envie de la serrer contre moi. Parce que c’est elle qui me rend moins vulnérable - et bien plus fragile à la fois, mais on se préoccupera de ça plus tard.  « Ecoute je … je crois que le petit déjeuner peut attendre un instant. Parce que là… j’ai faim d’autre chose. » je lui grogne avant d’attraper sa main et de la tirer vers la salle de bain. Cette dernière n’est pas grande, loin de là. A deux dans la pièce, on se monte rapidement dessus. Mais ça tombe bien. C’est ce que je souhaite. En quelques pas nous nous retrouvons dans la salle de bain, Poppy plaquée contre le mur le plus proche, mon corps pressé contre le sien, mes mains attrapant le bas de mon t-shirt pour le lui retirer. La voilà. Nue. Face à moi.  « Putain. Je ne serai jamais rassasié Poppy. Jamais. » ai-je le temps de lui chuchoter à l’oreille avant que mes lèvres ne soient à nouveau sur elle, dévorant chaque parcelle de peau.
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MessageSujet: Re: ft Poppy - I wanna be yours (public averti) Jeu 19 Avr - 16:05

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Quand je pense à toutes ces fois où des idées impures ont traversé mon esprit, je me demande comment nous n'avons pas craqué avant. Bien que je n'admettais pas cette attirance jusqu'il y a de ça un mois, quand nos lèvres se sont rencontrées pour la première fois. Le fait de le sentir menacé par la drogue, m'avait fait réaliser à quel point je craignais qu'il n'y succombe définitivement, et donc m'avait aussi fait prendre conscience de mes sentiments pour lui. Bien sûr il m'était déjà arrivé avant de nous imaginer faisant l'amour dans mes rêves, mais le propre des rêves c'est qu'on peut dire qu'ils ne veulent pas toujours traduire la réalité. Maintenant, si proche de Stan, je me demandais comment nous avions pu nous bouder tout un mois, comment nous avions également résisté à l'appel du corps de l'autre. Même en remplissant nos journées d'autres choses en guise d'excuse, ce n'était pas suffisant, nous nous croisions quand même, nous petit-déjeunions même ensemble à l'occasion. C'était Stan qui avait cédé à la pression. Je le revoyais tabasser ce type comme un souvenir lointain, alors que cela n'était pas arrivé il y a plus de 24h. Et nous étions là, maintenant, je n'étais pas encore contre lui que je sentais l'électricité entre nous, que je surprenais dans son regard ténébreux un désir à peine dissimulé. Ce regard me provoqua un frisson au creux de l'échine. Il était si proche de moi. Et à la fois si loin. Etait-il seulement naturel que nous agissions indépendamment l'un de l'autre ? Tout était si naturel, si vrai, quand nos corps étaient connecté, pourquoi s'imposer le supplice de se séparer au juste ?
Déjà, les craintes et la blessure que ses mots avaient laissés sur mon coeur s'envolaient, car j'avais la vérité devant les yeux. Il me regardait d'une telle manière, Stan souffrait du même manque. « J’avais peur Puppy. J’avais peur que tu regrettes. Que tu trouves que toute cette nuit était une erreur. Une grosse erreur. Ce serait la réaction logique… je pense. » J'avais tenté de ne pas réagir à ses mots, mais en moi, ils se bousculaient. Le fait qu'il craigne que je pense que cette nuit ne fut qu'une erreur me prouvait que lui n'estimait pas du tout ça comme d'une déviance de parcours. Logique... j'avais l'habitude que mon esprit ne réagisse pas de manière logique. Tu sais quand quelqu'un te demande « Comment réagirais-tu si... », je répondais souvent à côté de la plaque. Parce que beaucoup trop de facteurs entrent en considération, à commencer par mon aspect lunatique à souhait.

Quand je lui demande s'il a bien dormi, son regard change, je ne sais pas quoi y déceler, je n'ai pas le temps d'y réfléchir, ses mains m'arrachent un soupire de surprise, remontant le long de mon corps qui vibre à son contact. Elles finissent sur mes joues, je sens ses doigts brûlants sur mes lèvres qui s'entrouvrent dans un souffle de désir. J'ai le temps de regarder les siennes, un peu abîmées suite à ma nuit passée à les mordre sans ménagement. Cela ne le rend que plus sexy, dans ses airs de bad boy. Il n'attend pas que je formule le désire de les mordre encore qu'il les plaque contre les miennes dans un baiser long et chaud. D'instinct mon corps se rapproche. Un courant d'électricité me parcoure à nouveau quand je sens son érection naissante contre mon bas-ventre, alors je réponds davantage à son baiser, entourant sa nuque de mes bras. Sa violence se ressent, cela m'excite davantage. Je dois avoir un truc qui fonctionne pas rond pour que mon corps réagisse au quart de tour à sa brusquerie.

Quand ses lèvres s'arrachent des miennes, j'ai presque envie de pousser un gémissement contrarié, je me contente d'une petite moue. « Je n’ai jamais aussi bien dormi bébé. Aucun cauchemar. Rien. Et toi ? » Ma grimace se change bien vite en sourire enchanté à ses mots. Mes nuits, je m'en moque, les siennes par contre me tracassent depuis bien longtemps. « S'il ne nous faut que ça, je suis prête à re-signer aussi souvent qu'il faudra... » dis-je d'un air angélique sans prendre conscience de la promesse à demi-mot qui s'insinue dans mes paroles. Quand est-ce que mon esprit me dira finalement merde et me fera agir comme je le crains ? Tant que Stan me regardera de cette manière, je me sens prête à porter des montagnes. Mais on sait tous que c'est loin d'être aussi facile.  « Ecoute je … je crois que le petit déjeuner peut attendre un instant. Parce que là… j’ai faim d’autre chose. » Son ton est si rauque qu'il fait monter instantanément la température en moi, il attrape ma main et me tire vers la salle de bain, j'ai le temps de poser mon regard sur ses jolies fesses mise en évidence dans son jogging. D'aussi loin que je m'en souvienne, je l'ai toujours complimenté sur son fessier, lançant souvent des blagues sous-entendant que pour un cul pareil, j'étais prête à passer instantanément au-dessus de la barrière de l'amitié. Cela faisait beaucoup rire notre entourage à ce moment-là. Je n'aurais jamais cru avoir réellement la possibilité d'en profiter. Jusque là je ne voyais que des avantages à la nouvelle étape dans notre relation.
Une fois dans la salle de bain, je n'ai pas le temps de quoi ou qu'est-ce que Stan enlève déjà le seul bout de tissus qui me couvre. J'ai le temps un court instant de me sentir intimidée, la lumière d'une chambre passe encore, celle d'une pièce d'eau tend à révéler tous les moindre détails imparfait d'un corps. Je me souviens de mon regard de la veille, après avoir rendu tout mon dîner, c'était la dernière fois que je m'étais vue dans un miroir, j'avais été si choquée de mon apparence. Pendant quelques secondes, je me demandais comment Stan pouvait encore me regarder comme ça, contemplant ce corps plein de défaut, ce corps maigre, ces petits seins pathétique, tandis que j'avais face à moi l'homme qui nous faisaient toutes flancher, avec son air de beau gosse ténébreux, aux allures de mauvais garçon avec ses tatouages, ses muscles et ses grains de beauté disséminés un peu partout. Sa mâchoire qui appelait aux baiser, son corps qui poussait à la perversion. J'étais prête à céder à tous les vices pour un corps pareil. Il était beau à se damner.  « Putain. Je ne serai jamais rassasié Poppy. Jamais. »[/color] Mon corps bloqué par le sien, je ne pouvais que frissonner d'extase à ses mots chauds qui me glissaient partout sur le corps. « Tant mieux. Putain. » M'arrache-t-il en visitant mon corps de ses lèvres divines.
Quand je pense que cet homme sait tout de moi. Jusqu'à mes habitudes dans la sexualité. Il sait quand j'ai mes règles sans nécessairement devoir attendre mes sautes d'humeur. Il sait que le corps à corps est une chose importante pour moi. Que je prends la pilule de manière irrégulière si bien que je ne manque jamais de mettre un préservatif quand je m'envoie en l'air. Il sait que j'ai pris rendez-vous pour me poser un stérilet mais qu'il n'est pas encore passé. Cette pensée me vole à l'esprit comme un papillon, quand je me rends compte que pour la première fois j'ai failli à ma mission. Je sais qu'avec cette nuit, la pilule du lendemain me sera imposée, alors après tout, pourquoi m'en soucier maintenant ? Je n'ai pas envie de nous imposer ça maintenant, j'ai besoin de tous mes sens pour profiter de ce corps. J'ai besoin de le sentir vraiment. Aussi fou que cela puisse paraître, je n'ai pas envie de gâcher un tel moment avec un bout de plastique. Je veux Stan tout entier, je veux le ressentir, je veux le goûter. Habilement, j'échange nos positions, je prends juste le temps d'allumer le robinet d'eau de la douche pour lui laisser le temps de tiédir lors des prochaines minutes. J'ai d'autres projets dans l'immédiat. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, mes lèvres son sur son torse, en tout cas, autour de la brûlure l'ayant marqué plus tôt. Ma main se glisse dans son jogging pour saisir son érection et la caresser du bout des doigts tandis que ma langue vient chatouiller un de ses tétons. Je lui lance un regard brûlant, l'air de dire « Je crève la dalle ». De mon autre main, je caresse sa peau brûlante, les muscles saillants de son corps puissant. Je soupire de désir tandis que ma langue trace des sillons humides sur son ventre.

Je descends finalement ce pantalon en me posant à genoux sur le sol. Soumise, complètement nue, sait-il à quel point il peut tout faire de moi ? Mon regard ne quitte pas le sien tandis que mes lèvres rejoignent mes mains audacieuses sur sa verge. Je soupire avant de fermer les yeux, me délectant de son goût. Ma langue joue avec lui pendant un moment tandis que ma main est plus bas, lui prodiguant des caresses expertes. Je finis par entourer l'objet de mon désir de ma bouche. Je n'ai jamais tant apprécier prendre un homme en bouche, j'y mets du mien, je pourrais y passer ma vie, à voir son corps qui se tend, son souffle qui se brise, ses mains qui enserrent mes cheveux. Mes va-et-vient se font précis, pointilleux, je ne veux pas manquer l'instant. Parfois je pousse un gémissement pour l'exciter davantage. En vrai l'excitation monte en moi par vague à l'instar de la sienne. Sauf que lorsque je le sens sur le point de céder, je romps tout contact, lui envoyant un regard à la fois sadique et brûlant. Pas que je ne suis pas prête à le recueillir en moi, je meurs même d'envie de le goûter, mais un autre désir me dépasse, celui de retrouver son corps nu contre le mien, sous les flots de l'eau coulant sur nos deux corps. Je me redresse et viens donner un petit coup de langue sur son oreille avant d'y susurrer d'une voix chaude : « J'ai trop envie de toi. » Mon regard accompagne mes mots, incandescents, je saisis son poignet et le tire sous la douche avec moi. Je laisse l'eau nous tremper tandis que je meurs d'envie de me coller contre lui, mon regard parcoure sa brûlure, je crains de vraiment lui faire mal si je fais ça. En tout cas mes lèvres viennent chercher les siennes, mouillées, cette sensation finit de me chauffer, j'attrape sa main pour la glisser sur moi. Je me souviens de ses mots, et me rends également à l'évidence : je ne serai jamais rassasiée de lui.

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MessageSujet: Re: ft Poppy - I wanna be yours (public averti) Ven 20 Avr - 0:02

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i wanna be yours


Combien de fois me suis-je imaginé ces scènes ? Combien de fois me suis-je vu débarquer dans la chambre de Poppy pour l’attraper et la serrer contre mon corps avant de lui faire l’amour des heures entières ? Des milliers de fois. Mais aucun rêve n’est comparable à ce que nous vivons depuis hier. J’ai tu mon désir pendant tellement longtemps qu’il ne ressort encore plus violent. Je l’ai tellement brimé, tellement étouffé que je ne gère plus rien. Il s’est libéré lorsque mes lèvres ont enfin trouvé les siennes un mois plus tôt. Ce n’était pourtant pas une nuit propice au dévoilement des sentiments. C’était plutôt le genre de nuit cauchemardesque. Tout s’était écroulé autour de moi et pourtant, mon coeur s’était emplit de sentiments nouveaux. D’espoirs que je pensais jusqu’ici illusoires. Comme quoi, mon cerveau et mon coeur ne sont pas toujours en parfaite harmonie. Voire même jamais en réalité. Alors que mon cerveau analysait tout et se rendait compte que j’avais tout foutu en l’air avec cette foutue addiction de merde, mon coeur lui s’imaginait beaucoup trop de choses et n’avait qu’une seule envie : continuer de l’embrasser toute la nuit. Aujourd’hui je me rends compte que ce mois loin d’elle - psychologiquement et émotionnellement - m’a affaibli. Même si je ne voulais pas le voir. Même si je voulais laisser de l’espace à Poppy pour réfléchir. Tout ça m’a perturbé bien plus que je ne veux l’avouer. J’ai trop besoin de Poppy. Mais ça ce n’est pas une nouveauté. Depuis que nous nous connaissons nous avons un lien indescriptible qui nous lie. Cependant, aujourd’hui je me rends compte à quel point Poppy à une emprise sur moi. Et à bien y réfléchir je l’ai toujours défendue comme si elle m’appartenait, j’ai toujours agit avec elle comme si j’avais un quelconque droit sur elle - sans jamais dépasser les bornes qu’elle me fixait silencieusement. Il lui suffisait d’un seul regard, d’un seul geste pour savoir lorsque j’atteignais la limite à ne pas franchir. Je connaissais Poppy sur le bout des doigts. Comme je n’avais jamais connu personne. Et à bien y regarder, je ne m’étais jamais attaché à personne, sauf à ce petit brin de femme.

Mes yeux dérivent sur son corps nu alors que je continue de passer mes mains sur chaque membre, sur chaque courbe de ce corps merveilleux. Je sais qu’elle se trouve une tonne de défauts, comme la plupart des gonzesses, mais si elle se voyait avec mes yeux, si elle comprenait à quel point elle me rend dingue… elle cesserait de médire sur son corps et l’apprécie comme moi je l’apprécie. Mes lèvres continuent de parcourir sa peau de pêche, douce, halée, au léger parfum d’agrumes. Je suis faible. Et Poppy en profite. Elle me rend un peu plus accroc à chaque minute qui passe. Pire qu’un shoot, pire qu’un rail de coke, pire qu’une prise de LSD, pire que tout. Même la plus forte des drogues artificielles de l’égal pas. Poppy me bouleverse au plus profond de moi. J’ai envie de me mettre à hurler comme un taré, j’ai envie de me barrer en courant et de ne jamais m’arrêter, j’ai envie de défoncer un mur, tant la force de mes sentiments me prend au dépourvu. Je n’ai pas l’habitude de ressentir autant de choses. Et je me sens happé par tout ça. Je me noie sans même avoir posé un pied dans l’eau. Mais je m’en fous. Tant que Poppy me touche, me regarde… tant qu’elle ne fuit pas et qu’elle ne me jette pas dans un coin. Alors mes sentiments et Poppy peuvent faire ce qu’ils veulent de moi. Sans que je m’en rende vraiment compte, Poppy échange nos places et je me retrouve plaqué contre le mur, tandis que ses lèvres sont à leur tour sur mon corps. Elle évite avec prudence la brûlure faite par le café, tandis que ses doigts passent la barrière de mon bas pour attraper mon erection douloureuse. Je retiens mon souffle. Bordel de merde. Je sens son pouce qui titille et agace le bout de mon gland. Je passe la langue sur mes lèvres et me laisse un peu plus aller contre le mur. Mes yeux ne quittent pas son visage une seule seconde tandis qu’elle fait glisser sa langue sur mon corps. Putain de merde. Cette femme va m’envoyer sous terre. Mon bras se tend et de ma paume j’englobe le galbe de sa fesse droite. Je ne sais pas à quel moment je cesse de pense. Sûrement lorsque ses doigts attrapent avec hardiesse la ceinture de mon jogging et qu’elle se baisse pour se mettre à genoux devant moi. Rapidement, le vêtement est sur mes chevilles et la main de Poppy attrape avec une douceur teintée de force mon membre gonflé de désir. J’écarquille les yeux. Non ! Elle ne va pas faire ça ? Mais si. Ses lèvres effleurent mon membre et je manque de défaillir. Sa race. Je ne pensais jamais dire ça de ma vie mais voir Poppy ainsi, soumise à moi, efface toutes les autres. C’est comme si je n’avais jamais rien connu. Et pourtant, je ne pourrai même pas me souvenir de chaque fille qui s’est déjà agenouillée devant moi. Ce souvenir m’écœure. Je ne veux plus jamais y repenser. La seule image de Poppy suffit à tout effacer. Si simplement. Bientôt ses lèvres sont tout autour de ma verge, la caressant de légers va et vient. Je ne peux pas m’empêcher de passer une main dans ses cheveux et de basculer mon bassin en avant tandis que seules mes épaules reposent contre le mur. Dieu ! Elle pourrait me tuer comme ça. Et ses yeux qu’elle lève vers moi. Ce regard qui me transperce. Elle pourrait le faire jouir rien qu’avec ce regard. Je pousse plusieurs grognement, appuie sur sa tête lorsque la pression est trop forte. Je me sens vaciller. Je ne voudrais pas être aussi Brute avec elle. Je ne suis pas un putain d’homme des cavernes. Enfin pas avec Poppy. Mais elle me pousse dans mes derniers retranchements avec sa bouche experte. Cette femme serait capable de mettre n’importe qui a terre avec cette langue. Cette pensée me révolte. Jamais plus aucun homme n’aura le droit de conquérir cette bouche. Pas temps que je serai en vie ! 

Et alors que je sens les dernières ficelles céder, alors que je m’apprête à attraper son visage pour l’écarter de moi, parce que je me refuse à lui faire ça si tôt, ma lionne s’écarte de moi. Je pousse un soupire de soulagement tandis que le feu continue d’embraser les veines et mon regard. Je vais la dévorer. Jusqu’à la dernière miettes. Je n’ai pas le temps de retrouver mes esprits que sa langue taquine mon oreille tandis qu’elle me susurre des mots qui sont à deux doigts de me rendre violents. 

Ses longs doigts fins s’enroulent autour de mon poignet et elle m’attire sous la douche chaude. Déjà la vapeur envahit la pièce. Mes mains entourent son visage tandis que mes yeux le détaillent. L’hématome sur son menton est déjà bien présent. Et je m’en veux. Mon coude est parti tout seul et de savoir que c’est moi qui lui ai fait ça alors que je ne pouvais plus contrôler ma rage me rend dingue. Je regarde sa lèvre légèrement fendue et songe à mon propre visage qui doit être dans le même état que le sien, voire pire. Repenser à ce putain d’enculé m’échauffe à nouveau les sangs mais les lèvres de Poppy viennent apaiser mes pensées tourmentées. 

Lorsqu’elle me regarde de cette façon je ne contrôle plus rien. C’est moi qui suis à genoux devant cette femme. L’eau coule sur nos corps alanguis et à nouveau je plaque Poppy contre le mur, formant une barrière de mon corps qui la protège de l’eau, mes mains de chaque côté de sa tête, mon bassin pressé contre le sien. Elle n’a aucun moyen de m’échapper.  « A moi pour toujours. » je souffle contre ses lèvres. Ce n’est rien de plus qu’un soupire entre deux baisers mais je sais qu’elle a pu capter les mots. J’enfonce mon visage dans son cou pour caresser de la langue cette petite zone érogène dont j’ai découvert l’existence chez Poppy hier soir. Je presse un peu plus mon corps contre elle avant de me mettre à onduler lentement. Je ne peux plus attendre. Rapidement je fais glisser mes mains sous ses fesses galbées et la soulève, l’obligeant à entourer la taille de ses jambes fines et élancées. C’est si bon. On me tuerait maintenant que je verrais rien à y redire. Je suis là où je devrais être. Le corps de Poppy et le mien s’emboîtent avec une telle perfection que j’en viens à me demander si ce n’était pas écrit quelque part, qu’elle était à moi. Mon erection n’a aucun mal à trouver son intimité. Et il me suffit d’un léger coup de rein pour être en elle. Je pousse alors un râle de plaisir en rejetant légèrement la tête en arrière. Dieu ! Qu’on me vienne en aide. Cette femme aura ma peau. Je n’ai plus le temps d’être doux. Le démon hurle en moi, me laboure de l’intérieur et le plaisir acide qui me coule dans les veines ne me laisse d’autre choix que de céder à l’appel de la passion furieuse qui me consume. Alors mon bassin s’active tandis que je laboure avec force Poppy. « Oh putain bébé... tu ne peux que t’en vouloir. Tu m’as trop chauffé bordel. » je grogne en serrant les mâchoires avant de venir attraper sa lèvre inférieure entre mes dents et de la sucer puissamment. 
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Dernière édition par Stanislas Coleman le Lun 23 Avr - 21:02, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ft Poppy - I wanna be yours (public averti) Ven 20 Avr - 21:25

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i wanna be yours


C'était encore si différent de cette nuit. Comme si... Comme si c'était « plus vrai » maintenant. Ce ne sont pas les bons mots à employer parce que cette nuit n'avait rien d'un songe, vu l'intensité des gestes, ils n'auraient aucunement pu être inventés. Non, mais la nuit possède cette capacité d'enduire ses vérités d'une ombre, d'une lumière tamisée. Ce sentiment que ce qui se passe pendant la nuit n'a rien de définitif. La nuit, rien n'est gravé dans le marbre. Le seul principe à suivre, c'est d'être parti à l'aube. Mais là, l'aube était arrivée depuis bien longtemps, dehors le soleil brillait à plein régime. La vie extérieure avait repris son court et la nôtre avec. Le fait était qu'aucun de nous n'était parti avant l'aube, et que maintenant la journée continuait et que rien n'avait changé. Le fait de poursuivre nos aventures de cette manière officialisait déjà les choses. Si nous en étions déjà là, les prochains jours se ressembleraient également, la promesse était silencieuse mais elle était faite. Je savais d'avance que le simple fait de croiser Stan dans le couloir me donnerait instantanément envie de l'attirer contre moi pour qu'il m'embrasse et me touche jusqu'à plus soif. C'était ça le truc. Nous n'aurions jamais plus soif. Nous voulions nous saouler l'un de l'autre, nous enivrer à jamais l'un de l'autre. Maintenant que nous avions laissé nos désirs prendre le pas sur la réalité du jour, nous étions fichus. Il ne serait plus possible de faire marche arrière. Etait-ce vraiment grave ? Dans l'immédiat, non, rien ne me semblait plus parfait que de pouvoir exprimer mes envies au grand jour. Il restait pourtant bien des non-dits, mais pour le moment, nous nous contentions des gestes. J'avais toujours été plus douée pour les gestes que les mots.

Maintenant que nous nous étions visités sur le plan sexuel également, je me rendais compte qu'il n'y avait donc aucun domaine où ne nous accordions pas de manière parfaite. La musique, les valeurs, et maintenant nous étions forcés de constater que la connexion du corps se faisait tout aussi bien ressentir. Sa peau était faite pour rencontrer la mienne. Nos corps se connectaient parfaitement, j'étais moulée pour ses grands bras musclé, mes lèvres étaient faites pour épouser les siennes. Je me serais damnée pour lui, pour un baiser de plus, pour que son regard ne me lâche jamais. C'est la première fois que je touche le bonheur de cette manière, aussi intensément. Je voudrais qu'il ne me lâche jamais parce que je me sens enfin complète. Au-delà de ça, mon corps réagit instinctivement à tous ses gestes, à peine arrivai-je à me sentir rassasiée, qu'une caresse redéveloppait un désir incandescent en moi. Comment allions-nous nous arrêter ? L'idée de reprendre une vie normale, le boulot, ce genre de connerie, cela me semblait complètement surréaliste autant qu'impossible. Si nous quittions notre cocon, j'avais la sensation que tout se briserait.

Il ne sait pas à quel point j'aime son regard sur moi, cette étincelle qui l'anime qu'il se permet enfin de montrer. J'ai l'impression de ranimer chaque braise d'un simple souffle. C'est un animal primitif qui se laisse aller à ses instinct, et bon dieu qu'il est bon d'en être l'objectif premier. La vapeur nous enveloppe, je suffoquerai presque, laisse-moi étouffer dans tes bras, Stan. Ses mains viriles encadrent mon visage qu'il étudie, j'avais oublié mes plaies. Nous ressemblons à deux combattants ayant livré bataille toute la nuit. C'était peut-être le cas. Mais je m'en foutais. Je voulais encore qu'il enfonce ses doigts dans ma peau à m'y poser des bleus. Je voulais le sentir. Ma propre main vient caresser la peau de son visage, mon pouce passe sur sa lèvres inférieure, abîmée aussi, je me demande ce qu'il peut me faire pour me donner envie de l'embrasser autant, peut-être son regard qui me retourne l'estomac à chaque battement de cil. Le fait est que ses lèvres se joignent aux miennes et que rien ne peut plus me soulager que cette sensation.

Mon souffle se coupe quand son corps se plaque à nouveau au mien, me coinçant contre le mur de la douche. Son bassin contre le mien, et la sensation de son érection contre ma peau m'arrache un soupire d'excitation. Ses mains de chaque côté de mon visage, je me sens délicieusement acculée. Moi la dominante, je ne peux que me soumettre à ce corps puissant contre le mien. Je mordille sa lèvre, y passe le bout de ma langue, joueuse. « A moi pour toujours. » Je crois mourir à ses mots qu'il souffle contre ma bouche, un long frisson me parcoure et mon corps se presse un peu plus au sien, je ne fais plus attention à lui faire mal ou non, ma poitrine se presse contre son torse, je frotte mon bassin au sien. Les sentiments qui étaient autrefois ma barrière sont l'élément déclencheur de toutes mes sensations. Quand Stan marque son appartenance de ses mots, cela me vrille la tête, et je ne désire qu'être possédée davantage. A sa merci, je gémis contre sa bouche en réponse : « Oui... Pour toujours, bébé... » Je n'ai pas peur. Je n'ai jamais peur de lui. La moindre part de mon âme lui appartient définitivement, je ne ressens que lui, ne veut que lui, je l'ai attendu toute ma vie, et aujourd'hui il est là, il me protège de ses bras musclés, de ses mains puissantes enserrant soudain mes fesses. J'en frissonne d'extase, juste de le sentir me toucher davantage. Je voudrais qu'il ait des milliers de mains pour me toucher toute entière constamment. Mes jambes enlacent ses hanches tandis qu'il me maintient contre la paroi, je sens son sexe puissant se frotter contre le mien avant de le pénétrer de manière habile. Je ferme les paupières plus fort, retiens un hoquet de surprise à cette intrusion. Aussitôt mon corps réagit par instinct et mes hanches se mouvent de manière sensuelle pour l'aider dans ses va-et-vient. La position m'empêche de contrôler davantage mais ce n'est pas grave, je veux que Stan se rende compte à quel point je suis à sa merci. Des milliers de décharges se déploient dans mon corps, le plaisir qui parcoure la moindre de mes veines. Ses coups de boutoirs deviennent violent, aussi violent que la passion qui m'anime. Je lâche des gémissements incontrôlés en rouvrant les paupières pour contempler son visage contracté par le plaisir. Mes bras enlacent sa nuque que je serre. « Oh putain bébé... tu ne peux que t’en vouloir. Tu m’as trop chauffé bordel. » Je suffoque entre mes petits cris impossibles à retenir, je crois défaillir quand ses dents attrapent ma lèvre avec force, il me rend dingue. Je m'arque et donne des petits coups de bassin comme pour qu'il vienne plus profond en moi, si cela est encore possible. J'arrive à gémir contre ses lèvres : « Je pourrais crever maintenant... Stan... Putain... » Mes mains se glissent sensuellement dans ses cheveux éparpillés par la flotte. Il est trop sexy pour être humain, j'ai vraiment la sensation de mourir de plaisir, et ce en contemplant le plus beau visage qu'il m'ait été donné de voir.
Les minutes passent sans que notre intensité ne se perde, pourtant je le sens commencer à avoir plus de mal à me porter, la position se change d'elle-même, de nouveau, comme si nous étions connectés psychologiquement, tout est facile, rien n'est une gène. Je me retrouve face au mur, lui offrant mon dos, mes bras collés à la parois, je le sens revenir en moi, m'arrachant de nouveau gémissements suggestifs. Je remue le bassin en rythme avec le sien. Je sens la chaleur me monter ainsi que le plaisir, par vague prendre possession des restes de mon cerveau encore conscients. Je suffoque : « ...Comme ça ... T'arrêtes pas...  » Je voudrais lui dire plus mais seule des onomatopées arrivent à franchir la barrière de ma bouche. Son torse trempé se colle contre mon dos, je sens ses mains partout sur moi, cette sensation est divine. Tout est si parfait que je sens déjà l'orgasme monter en moi. Je tourne la tête, tentant désespérément d'encore sentir ses lèvres contre les miennes pour le moment décisif.
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MessageSujet: Re: ft Poppy - I wanna be yours (public averti) Lun 23 Avr - 22:39

poppy & stanislas

i wanna be yours


Tout en elle est fait pour me happer, pour m’emmener dans des contrées inexplorées. Poppy m’attrape la main sans que je ne puisse réagir - parce que je n’ai pas envie d’aller contre ses désirs - et me bande les yeux. Je la suis à l’aveugle où qu’elle aille et ça me convient parfaitement. Je n’ai pas envie de nager à contre-courant parce que j’attends depuis des années de pouvoir me noyer dans ses eaux profondes. Tout son corps semble chanter pour moi, Poppy est une sirène. Elle ne le sait surement pas, mais sa voix, ses rires sont pour moi les plus belles mélodies du monde. Elles hantent mes pensées, quoi qu’il arrive, à chaque instant de ma foutue vie. Et je me laisse aller à me laisser emporter par elles. Je n’ai alors plus qu’une seule envie : l’écouter jusqu’à en avoir les oreilles qui saignent car je ne suis fait que pour ça. La chaleur de son corps, même sous l’eau chaude, réussi à me réchauffer le sang ainsi que mon âme meurtrie. Poppy est un baume de douceur sur tout mon être. Et je me demande comment j’ai pu me retenir de la toucher de cette façon autant de temps. Inhumain. Moi qui n’hésite pourtant pas à prendre ce que j’estime être à moi, avec Poppy tout a toujours été différent. Jusqu’alors je n’avais jamais eu d’amie, toutes avaient été pour moi des corps alanguis, des vaisseaux me permettant de m’échapper de ma vie quelques instants, un moyen d’extérioriser tout ce qui était nocif en moi. Puis Poppy avait déboulé. Démolissant tout sur son passage. Elle avait complètement renversé ma façon de voir les choses. Mais Poppy allait bien au-delà de la simple pote. Depuis le début, elle avait sauté les étapes, passant directement à amie véritable, devenant même la personne la plus importante de ma misérable vie. Ce n’était pas un grand prestige me direz-vous. Pourtant, elle avait toujours été ma reine, ma déesse. Je l’avais immédiatement placée sur un piédestal et aujourd’hui je comprenais pour quoi. Tout simplement parce que depuis tout ce temps j’avais nourris des sentiments à son égard, bien moins innocents que je ne le pensais.

« Je pourrais crever maintenant... Stan... Putain... » Si elle savait comme c’est elle qui me fait crever à cet instant précis. Chaque gémissement, chaque geste qu’elle fait me fait défaillir un peu plus et me propulse vers la jouissance. Je peux déjà presque touchez l’extase du bouts des doigts. Mais pour une fois je ne penserai pas à moi en premier. D’ordinaire j’aurais pris ce qui m’était offert, j’aurais tout donné, oubliant complètement la fille, j’aurais jouis à m’en faire perdre la tête puis me serais cassé, laissant la fille pleine de désir - si elle n’avait pas jouis en coeur avec moi. Poppy me rend différent. Tout ce qui m’importe avec elle, c’est son plaisir, son bonheur avant tout. Je ne veux pas être ce chien avec elle. Je veux être un homme différent ou plutôt, le vrai Stanislas. En réalité, le plaisir qu’elle me procure n’est rien en comparé du bonheur que je ressens lorsque ses traits se détendent sous mes caresses, lorsque son corps se crispe alors que l’extase est proche. Ne serait-ce que de l’effleurer m’électrise de la tête aux pieds. Si nos corps n’avaient pas réclamé de se toucher, de se connecter de cette façon, si la fatigue physique n’était pas venue m’emporter, j’aurais pu passer ma nuit à caresser, d’un doigt aussi léger qu’une plume, sa peau de pêche.

Bientôt nous nous retrouvons dans une position différente, ce genre de position que j’affectionne tout particulièrement car elle donne accès pleinement à la totalité de l’anatomie. Mes coups de butoirs sont bien plus profonds et surtout plus violents. Je n’ai toujours pas la capacité de me contenir. Déjà d’ordinaire, je ne suis pas un homme qui fait dans la demie-mesure mais avec Poppy c’est encore plus difficile, plus rien ne me retient. Poppy sectionne toutes mes brides et laisse la bête en moi n’en faire qu’à sa tête. Je m’accroche alors à ses hanches, enfonçant mes doigts avec ardeur. Les bleus d’hier soir ne sont que le début. Ceux d’aujourd’hui seront encore plus prononcés. Je m’en veux déjà. Mais je sais qu’après tout, elle prend un pied monumental. Je le sens. Nos corps sont collés l’un à l’autre comme s’il était impossible de les séparer. Plus jamais séparés. Soudain, l’extase est à nos portes. Je n’entends plus que des sons gutturaux sortir de nos deux gorges. Le désir voilent nos sens mais exacerbe nos sensations. Je le sens parce que je ne suis pas le seul à vibrer de la tête aux pieds. Je glisse main entre les jambes de Poppy pour accéder à son intimité et y exercer une légère pression, plusieurs fois de suite.  « Oh putain bébé. Vas-y Poppy… » Je lui grogne au creux de l’oreille, plaquant mes lèvres contre sa jugulaire, dardant ma langue sur sa peau humide, la griffant de mes dents tandis que je la laboure comme un putain d’animal. Je la sens se serrer tout autour de moi tandis que nous explosons tous les deux à l’unissons. Je ne peux m’empêcher de pousser un long grognement avant de mordre franchement l’épaule de Poppy. Je sens presque le goût du sang dans ma bouche mais les cris de Poppy m’empêchent de cesser ma maltraitance.

Essoufflé, je cesse de bouger en elle, mais ne la lâche pas pour autant. L’obligeant à se redresser, collant son dos contre mon torse, j’entoure sa taille de mes bras, la serrant le plus fort possible. Je tente d’apaiser mon souffle dans le creux de son épaule mais la sentir tout contre moi ne m’aide pas à me calmer. Nous sommes faits pour nous emboiter ainsi. Mes bras, mon torse, mon bassin… tout mon être a été confectionné pour accueil son corps svelte.

*******


Nous restons ainsi, collés l’un à l’autre, de longues minutes avant que l’eau tiède nous rappelle à la vie réelle. Je pourrais me perdre avec elle pendant des jours entiers. Peu m’importerait tant qu’elle serait près de moi. Je me rends enfin compte à quel point je suis fou d’elle. Doucement, je détache mon corps du sien, à regret. De justesse j’empêche un gémissement de douleur sortir de ma bouche. Ce serait gênant. Poppy n’a pas besoin de savoir à quel point c’est une souffrance pour moi d’être loin d’elle. Je ne veux toujours pas paraitre faible. J’actionne le robinet d’eau chaude au max et attends quelques secondes que les derniers litres de notre ballon d’eau chaude atteigne le pommeau. Doucement je tire Poppy pour la mettre sous le jet puis attrape mon gel douche, en fait couler un filet dans ma paume avant de faire mousser et de passer mes mains sur tout le corps de Poppy, la frictionnant, la contemplant.  « Je n’arrive toujours pas à être doux avec toi… et je ne sais pas si avec le temps j’arriverai à me contrôler plus. » lui dis-je à mi-voix, plongeant mon regard dans le sien. Cette fille provoque tellement de choses en moi. J’embrasse doucement ses lèvres mouillées avant de m’attaquer à mon propre lavage.

Quelques minutes plus tard nous sommes tous les deux propres. J’attrape une serviette et la passe autour des épaules de Poppy avant d’en attraper une pour moi et la nouer autour de mon bassin.  « Maintenant que mon corps est rassasié… pour le moment. Allons manger. » lui dis-je, un sourire coquin plaqué sur les lèvres, attrapant sa main pour la tirer vers la cuisine. Dieu que je pourrais m’habituer à tout ça. A ce bonheur indescriptible.
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MessageSujet: Re: ft Poppy - I wanna be yours (public averti) Ven 27 Avr - 17:37

poppy & stanislas

i wanna be yours


A un moment, mon esprit semble s'évaporer, à l'instar des mots qui parcouraient encore mes pensées. Tout n'est qu'un indescriptible fouillis, tout se brouille, s'échappe, tout comme les cris qui perce la barrière de mes lèvres. Je ne suis plus que sensations. Son corps et le mien se connectent dans une danse effrénée où nous n'avons la capacité de comprendre. Non. Nous ne pouvons plus que ressentir. Je sens l'eau qui recouvre mon corps. Je sens le corps de Stan, brûlant et humide contre le mien, à l'intérieur du mien. Ses muscles puissants qui le poussent toujours plus loin, toujours plus fort, je sens son entretien physique dans son endurance. Et cette sensation qu'il est impossible à arrêter. C'est tant mieux, car mon corps le réclame en permanence, qu'importe les bleus, les douleurs, les marques qui parcourons mon corps comme une combattante sur un ring. Non, il n'y a plus que nous deux qui m'importe, quitte à crever sous ses coups de butoirs assenés avec un entrain démesuré. Je crois mourir plusieurs fois, mais je ne fais que frôler l'évanouissement. La chaleur sans doute, et cette vapeur qui emplit mes poumons. J'ai l'impression de me noyer. Mes bras collés au mur, j'y pose mon front, je n'ai plus conscience des cris qui arrachent ma gorge, ni du temps qui passe, non. Je sens juste ses mains et ses lèvres qui viennent se poser dans mon cou, rapprochant son torse de mon dos, je soupire de bonheur de le sentir si proche, je voudrais que ce ne soit que le reflet de notre éternité. Mais toutes les bonnes choses doivent se terminer, à mon grand désespoir. C'est à la fois le moment le plus attendu et le tant détesté. Mon corps se cabre, tous mes muscles se tendent et je m'arque en arrière, rabattant ma tête contre son épaule quand l'orgasme nous atteint tout deux. C'est un véritable cataclysme, mon corps entier hoquète, suffoque, meurt, et je me sens à contrario tellement vivante. Plus que jamais. Mon extase se fond dans un cri silencieux, tout se crispe jusqu'à mes orteils sur le sol. Je suis tellement en dehors de la réalité que je le sens à peine me mordre à pleine dent. Un gémissement s'échappe juste de mes lèvres et je sens de léger soubresauts animer mes jambes fragiles. J'ai l'impression que si Stan me lâche je vais tomber, étourdie encore par cet orgasme qui m'a dépassée. Il semble entendre mes pensées, parce que ses grands bras m'entourent et je colle mon dos tout contre lui, reprenant ma respiration les yeux fermés. Ma main se lève pour se glisser dans ses cheveux mouillés, tandis que j'incline la tête en arrière pour la poser contre son épaule en soupirant profondément.

Les minutes passent, je ne sais pas vraiment combien ni comment, je le ressens juste contre moi reprendre son souffle et son esprit en même temps que moi. C'est l'eau qui finit par nous sortir de notre transe, nous rappelant que la chaleur a ses limites, je frissonne et apprécie le souffle froid qu'elle dépose sur ma peau. Je fronce seulement les sourcils quand Stan se décroche de moi tandis que je me retourne lentement pour au moins garder un contact visuel avec lui. J'ai envie d'attraper sa main, parce que c'est trop douloureux de m'arracher de ses bras. Quand mon regard se pose sur lui, je me rends compte d'à quel point il est important pour moi, pour ma survie. Mes jambes tremblent sous moi, fragile suite à nos ébats. Il actionne le robinet d'eau chaude pour épuiser nos dernières réserves et m'attire sous le jet, je ferme les paupières en soupirant, ramenant mes cheveux en arrière de mes deux mains, profite du jet. Je sens soudain les mains de Stan sur moi, m'enduisant de gel douche. Je rouvre les yeux, poussant un faible gémissement, ce genre de petit bruit qui dit « c'est trop agréable ce que tu fais, t'arrêtes pas ». Je voudrais ses mains sur moi pour toujours. C'est la meilleure des sensations. Il frotte mon corps avec un délicatesse qui contraste avec la violence des derniers instants. Ses yeux croisent les miens, je crois rougir légèrement.  « Je n’arrive toujours pas à être doux avec toi… et je ne sais pas si avec le temps j’arriverai à me contrôler plus. »  Mon coeur manque un battement. « Avec le temps ». Encore une promesse à mi-mots. Je souris et me dresse sur la pointe des pieds pour plante un baiser sur sa joue, sans lui répondre. Avant que ses lèvres se posent sur les miennes. C'est doux et léger comme un papillon. Je profite des derniers litres d'eau chaude pour aider Stan à se laver à mon tour, parcourant les muscles puissants de ses bras tatoués. Nous nous rinçons abondamment, ne pouvant empêcher nos lèvres de se reconnecter de temps en temps. Comme si sans ce contact nous étions privés d'air.

Finalement nous sortons de la douche pour nous sécher, je sens à la chaleur de la pièce que nous avons du y rester plus longtemps que nous l'imaginons. Peu importe, le temps n'a pas d'importance aujourd’hui. Je sais qu'il ne travaille pas, et c'est mon jour de repos à moi aussi. Stan me couvre d'une serviette, je le gratifie d'un petit merci. Je me sèche avant de la passer autour de mon corps et de « l'attacher » et saisi une autre serviette pour égoutter mes cheveux.  « Maintenant que mon corps est rassasié… pour le moment. Allons manger. » Je lâche un rire spontané et lève les yeux au ciel. « Animal. » Comme si cela me dérangeait ? Il m'attrape par la main et me mène à la cuisine, je continue d'essuyer mes cheveux d'une main, matant une nouvelle fois ses fesses à son insu. J'a-dore quand il fait ça. J'arrive près de la table et soupire d'un air boudeur en regardant les mugs : « Avec ça, mon café est froid, merci bien ! » C'est spontané, ça sort naturellement de ma bouche. Cela me montre que c'est possible... De rester nous-mêmes tout en couchant ensemble. J'y prends beaucoup trop vite goût. « J'ai la dalle, on mange quoi ? » J'enveloppe finalement mes cheveux de la serviette et vais ouvrir le frigo pour voir ce qu'il nous reste à cuisiner. Regardez-moi ce petit couple parfait. Je sens sa présence dans la pièce, dans mon dos, et partout autour de moi. Je sens ses regards et le souvenirs de ses mains sur ma peau. Je frissonne rien qu'à cette pensée, il m'a vrillée la tête, il m'a bousillée. Et en fait, ce n'est pas grave.
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ft Poppy - I wanna be yours (public averti)

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