Ils n'attendent que vous...


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 walking the wire (drappose)

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MessageSujet: walking the wire (drappose) Mar 17 Avr - 8:35

Walking the wire
Apple, Drake & Rose
And I'll hold you close, I'll stay the course, I promise you from up above ∞ Do you feel the same when I'm away from you? Do you know the line that I'd walk for you? We could turn around or we could give it up, but we'll take what comes, take what comes. Oh, the storm is raging against us now, if you're afraid of falling then don't look down but we took the step, oh, we took the leap and we'll take what comes, take what comes. Feel the wind in your hair, feel the rush way up here, we're walking the wire, love, we're gonna be higher. (Imagine Dragons) © gif by dulce la pangolinette & code by ÉLISSAN
Paix absolue, calme plat, silence, et tout ce qu’on pourra trouver de plus latent, qui plane, et rendrait presque l’air épais – tous ces mots-là, c’est notre appartement en ce début de soirée. Les pièces sont vides avec les portes à peine entrouvertes, et les fenêtres fermées derrière lesquelles le jour, lentement, décline. J’y jette de brefs coups d’œil de temps à autre, au lieu de regarder la pendule, ça me donne une idée vague de l’état de décomposition de la journée. Elle pourrit comme une fleur, comme toutes les fleurs s’étiolent en ce moment dans les parfums montant du soir : ils montent doucement de la terre jusqu’aux pistils, le long des tiges, tandis que les pétales flétris tendent à chuter.
Mais qu’est-ce que je raconte ? Je disais donc que le jour se dégrade, parce que le ciel perd ses couleurs très claires au profit d’autres plus sombres et plus en creux, qui appellent aux secrets. Et je ne sais toujours pas bien ce que je pense, qui n’a pas de sens mais forme des images nettes dans mon cerveau, alors je fuis les fenêtres et regarde plutôt la pendule, il sera bientôt l’heure.
Est-ce que quand l’heure sonnera, Apple fera de même à l’interphone en bas ? Il est toujours si ponctuel. Ça me fait drôle de l’attendre encore une fois en traînant entre le salon et la cuisine, ça me rappelle cette autre visite qu’il devait me faire, cet autre repas que nous devions prendre en tête à tête mais qui n’a au fait pas eu lieu, parce que Drake est arrivé tandis que ça n’était pas prévu et que tout a déraillé, je ne sais selon quel mécanisme infernal, mais j’ai compris ensuite, et je ne peux me souvenir que de visions brouillées à la fin.
Ça fait déjà longtemps, combien, sept, huit mois ? Mais quels sauts la mémoire n’est-elle pas capable d’accomplir ? On dirait que c’était hier, ou même il y a quelques minutes. Il me serait impossible de ne pas repenser à cette journée catastrophe tandis que je marche entre le salon et la cuisine, et de la cuisine au salon et encore du salon à l’autre pièce. Comme témoin de ce jour, comme preuve irréfutable que ces scènes ont eu lieu, il y a la photo qu’Apple m’avait offerte et qui trône dans ma chambre, sur la commode, masquée actuellement par cette porte à demi-close.
Je tourne en rond, à la fois physiquement et mentalement, mais ça n’est pas nouveau. Parce que pendant sept ou huit mois, qu’est-ce qui m’est arrivé – oh, ai-je vraiment envie d’établir un bilan, là, maintenant, en arpentant l’appartement désert ? J’ai régressé. Je suis tombée lentement, à la manière des pétales, mais d’un élan très sûr, droit vers le sol, bas sur la pente que j’ai déjà dégringolée par le passé. Ma vie a donc la forme d’une boucle, d’un nœud coulant qui se resserre, mais qui ne m’étrangle pas, jamais tout à fait.
Ça fait bizarre d’être là, seule dans l’appartement tandis que le soir tombe, j’ai l’impression d’être revenue à mon anniversaire, quant tout a déraillé. Je marchais comme ceci, salon et cuisine, et j’ai pensé que j’avais mal, alors j’en ai conclu que je n’avais pas dû prendre le bon nombre de cachets. J’ai rectifié cette erreur, ça semblait très facile. Il suffisait d’entrouvrir les lèvres et d’avaler, le calme m’a envahie et c’était bon, oh comme c’était facile que de fermer les yeux et peu à peu de s’endormir.
Ensuite je ne sais plus trop. Là encore c’est brouillé.

Ça fait bizarre d’être dans l’appartement à marcher comme j’avais l’habitude de le faire quand j’étais seule et nerveuse, avant, parce que je n’y étais pas venue le soir depuis ce jour avec les médicaments, depuis qu’un nombre s’est modifié sur le compteur de mes années. Il y a eu l’hôpital, ensuite, et ça m’a paru long. Ça l’a été. Un mois à étouffer mes peurs et ma colère, à garder enfermés mes doutes et mes terreurs, ce vide épouvantable étendu à mon corps entier, les garder prisonniers de ma peau elle-même bloquée par quatre murs – repenser à leur blanc, à la crudité des peintures suffit à me faire frissonner.
Mais ensuite, il y a eu la visite de Nickolas.
Et maintenant je ne dirais plus que mon âme est vide comme ces couloirs ni blanche comme tous les murs ; je lui donnerais plutôt la couleur de ce bleu qui m’obsède et me rappelle encore et toujours à la fenêtre, derrière laquelle le ciel s’en teint, et lui insuffle la température douceâtre de l’air du soir.
Ça fait bizarre que d’être ici, ça fait toujours un peu bizarre à présent, même si j’y passe pratiquement tous les jours chercher des affaires et voir Pip. Parce que je n’y vis plus, plus vraiment – mais je ne saurais dire si et comment je vis, en fait, je suis perdue au milieu du chemin entre ici et le domicile de Nick, sans doute même au carrefour où on peut s’engager pour aller vers l’hôpital.
Je vous avais prévenu que tout était confus et flou, que je ne sais plus où est-ce que je peux bien en être.

Je suis dans le couloir, pile à la moitié du chemin qui va du salon à la cuisine. Je vais y chercher des verres, pour compléter les couverts et assiettes déposées sur la grande table – deux assiettes, deux ensembles de couverts, des serviettes. Une ébauche de table de dîner dressée, autant s’y prendre tôt tant qu’à marcher apparemment sans but d’un point à un autre. Penser à vérifier, aussi, tant qu’à passer à la cuisine, que j’ai bien mis la bouteille de vin au frais. Mes connaissances dans ce domaine étant très limitées et mes goûts ne m’y portant pas tellement, c’est Nick qui m’a aidée à la choisir. Je voulais quelque chose qui s’accorde bien avec le plat, pour jouer l’hôtesse parfaite et la cuisinière émérite – cette blague – faire celle qui a repris le contrôle de son existence et le maintient, très ferme, très stable, très sûre d’elle-même. L’illusion tient à peu, à la bouteille sagement rangée dans le frigo et à mon initiative d’inviter Apple à dîner, au lieu de rester seule dans l’autre appartement, puisque Nick est absent ce soir, alors que ça fait toujours aussi drôle que d’être ici, et même que d’arpenter librement les rues, dehors, après tout ce qui s’est passé.
Je suis dans le couloir, à peu près à mi-chemin entre la cuisine et le salon, quand un bruit de clefs se fait entendre. Je m’arrête net, et tend l’oreille, ça pourrait être chez le voisin, mais non la porte s’ouvre, la porte s’ouvre presque immédiatement pour dévoiler une silhouette que je n’ai pas vue depuis longtemps, celle de mon colocataire.
« Drake ? Tu ne devais pas voir ta sœur ce soir ? »
Je suis pratiquement sûre qu’il m’avait écrit cela – et comme nous communiquons par messages, ce serait facile de vérifier. Trois possibilités : je me suis trompée de jour, ce qui ne m’étonnerait pas, leur rendez-vous a été annulé, ce qui peut arriver, ou bien ils se sont disputés à peine les salutations d’usage échangées, ce qui est peut-être l’hypothèse la plus probable, de ce que je sais du caractère de la petite sœur de Drake.
Dans tous les cas, ma position est actuellement délicate.
Drake est discret à ce sujet et je n’ai jamais eu l’occasion de l’aborder avec Apple, alors j’ignore où ils en sont entre eux. Quoi qu’il en soit, par simple précaution, je n’aurais certainement pas proposé à mon ami de venir sachant que mon colocataire serait là. Quand bien même ce dernier m’a affirmé qu’ils s’étaient expliqués, que ça allait, je ne sais plus ce qu’il a dit au juste.
Quand bien même j’ai appris comment verrouiller la salle de bain de l’extérieur.
Quand bien même nous sommes tous trois des adultes civilisés et capables de trouver un arrangement – oh bon sang, mais les souvenirs et nos trois cœurs font toujours vaciller les apparences et faiblir nos raisons.
Ma tête est vide. Je dois trouver une solution, ou quelque chose à dire, bref, ça s’appelle un plan B et c’est ce à quoi je ne pense systématiquement pas. Ma tête est vide, et il faudrait pourtant improviser quelque chose. Car je suis là, dans ce couloir avec cette expression bizarre collée à la figure, les deux verres à vin dans mes mains comme des preuves de culpabilité, et Drake est face à moi et qu’est-ce qui se fait entendre mal à propos, l’interphone…

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MessageSujet: Re: walking the wire (drappose) Mar 17 Avr - 13:13

Rose, Apple & Drake
walking the wire

Do you feel the same when I'm away from you? Do you know the line that I'd walk for you? We could turn around, or we could give it up, but we'll take what comes, take what comes.


Tu penses faire demi-tour immédiatement. À quoi bon rester, si c’est pour passer le repas à afficher une tête d’enterrement, pendant qu’elle se fera un plaisir de critiquer tout ce qu’elle aperçoit ? Tu n’y vois strictement aucun intérêt, et aucune raison n’est suffisamment valable pour endurer une telle soirée. Et Lennon le sait.
Tu le lui as déjà dit, encore et encore répété, mais apparemment, le résultat sera toujours le même. La finalité ne change pas — jamais.
Vous vous êtes encore pris la tête à cause d’un rien, et ce rien commence sérieusement à t’énerver. La même chose, à chaque fois, toujours un infime détail qui fait tout exploser, l’infime détail qui amorce la grenade, grenade qui ne tarde jamais à détoner. Ça t’agace. Ça t’agace, car rien ne change jamais, alors que tu as l’impression de tout faire pour y arriver. Merde, tu es allé passer Noël avec elle, et pour te remercier, elle t’a balancé dans la piscine ; tu as pris sur toi, tu t’es dit que ce n’était pas si grave, tu lui as pardonné aussitôt ; les choses sont redevenues fastidieuses et délicates, parce que tu sais qu’au moindre faux pas, vous retournez sur la case départ. Tu t’es déjà demandé plusieurs fois si ça valait la peine de continuer d’essayer sans relâche, alors que vous ne faites que perdre ; mais d’un autre côté, tu ne te vois pas l’abandonner. Parce que si tu le fais encore fois ; tu peux être sûr qu’il n’y aura pas de seconde chance. Et peut-être as-tu un peu peur de la perdre, au final ?

Tu penses, tu penses faire et tu fais demi-tour. Dernier message, dernier de la conversation, on va éviter de remettre ça sur le tapis ce soir, Lennon. Et le meilleur moyen d’y réussir, n’est-ce pas de fuir le problème ? Tu adores ça, fuir les problèmes, cela devient même ta technique préférée. Ce n’est pas plus difficile que ça, il suffit de dire non, que tu ne peux pas, et tout est soudainement réglé. Solution à court terme, certes, puisque la prochaine fois que tu verras Lennon, le problème sera le même, mais tu auras au moins passé une bonne soirée. Ainsi donc l’autruche enfouit la tête dans le sable, fait demi-tour et marche en direction de l’appartement.
Ça va faire un bon bout de temps que tu n’y as pas vu Rose, à vrai dire. Sans avoir trop posé de questions ni à l’un ni à l’autre, tu as su qu’elle habitait à moitié chez Nickolas ; fragile et délicate cohabitation. En y songeant bien, ça te donnerait presque un léger sourire, en repensant à la conversation que vous avez eue, sortant tout juste du ô combien magique et merveilleux musée sur l’Anneau Unique. Tu t’en souviens ? Elle t’avait parlé d’un ex, d’un ex et d’une situation parfaitement délicate, de sentiments indélébiles mais voués à l’échec. Tu lui avais parlé d’Apple, de discussions agitées et de solutions qu’on apporte aux problèmes, tu lui avais dit que ça allait.Et voilà où vous en êtes tous les deux. Toi déjà prêt à te remettre avec lui dès lors qu’il aurait quitté son fiancé, et elle vivant déjà à moitié dans l’appartement de Nick. Décidément, coïncidence ou simple œuvre d’un destin pernicieux, les situations sont étrangement similaires.

Tu sors la clé de ta poche, l’enfonces dans la serrure, ouvres la porte et tombes directement nez à nez avec Rose, occupée à faire des allers retours entre la cuisine et le salon. Tu lui trouves un autre air, une expression plutôt réfléchie et sérieuse, comme si elle se répétait des listes et des listes dans sa tête. Tu sais combien elle aime le faire. Elle s’arrête en te voyant, avec l’air embarrassé de celle qui n’avait pas tout prévu, te rappelant presque aussitôt que tu étais censé dîner avec ta petite sœur. Oui, comment l’oublier ? « M’en parle pas. » C’est exact, pourtant, tu étais censé dîner avec Lennon. Le “censé” est important dans l’histoire, car, tu ne le sais que trop bien, rien ne se passe jamais comme prévu lorsqu’il s’agit de ta sœur. « Je n’ai pas eu le temps d’arriver chez elle qu’on s’était déjà pris la tête. J’ai préféré prendre les devants et annuler, pour éviter qu’on se dispute encore pour rien. » Tu retires ta veste, vas jusqu’au salon et découvres la table parfaitement dressée pour deux couverts ; visiblement pour recevoir un invité. Oh, ce n’était pas prévu, ça. En y songeant, il y a bien cette odeur prenante qui vient de la cuisine, mais tu ne saurais dire de quoi il s’agit. Rose s’est visiblement chargée du repas elle-même, la vérité, c’est que tu ne sais pas trop si tu plains le fameux invité. « Tu attends quelqu’un ? » Pas le temps de répondre, l’interphone s’en charge pour elle, et la sonnette retentit dans le couloir, mettant visiblement Rose encore plus mal à l’aise. Ah.
Ce n’est pas si compliqué que ça, tu n’as qu’à renfiler ta veste, la laisser tranquille et sortir dehors. Tu peux très bien appeler quelqu’un, lui proposer de se voir à la dernière minute ; tu pourrais même appeler Apple, a-t-il quelque chose de prévu, ce soir ? Tu n’en as pas souvenir, mais peut-être a-t-il simplement omis de t’en parler ? À la réflexion, ce n’est pas très grave, lui demander ne te fera pas grand mal. « Ne t’en fais pas, je vais sortir, je vais vous laisser rien que tous les deux. » Et même si Apple est indisponible, tu n’auras qu’à aller au cinéma, il y a ce film que tu voulais voir… Rose ouvre la porte à l’invité surprise, qui se trouve être justement Apple. Est-ce une plaisanterie ? Tu ne caches ni ta surprise, ni ta joie de le voir, et t’apprêtes même à lui sauter au cou pour lui dire bonsoir — mais c’était avant que tu ne vois celui qui se tient juste derrière lui.
Allons donc.
Le fameux fiancé.

©️ élissan.
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MessageSujet: Re: walking the wire (drappose) Mar 17 Avr - 13:34

.Pancake & Alejose.
Do you feel the same when I'm away from you ? Do you know the line that I'd walk for you ? We could turn around or we could give it up. But we'll take what comes, Take what comes. Oh the storm is raging against us now. If you're afraid of falling then don't look down. But we took the step or we took the lead. And we'll take what comes, Take what comes. Feel the wind in your hair, Feel the rush way up here. We're walking the wire, love. We're walking the wire, love. We're gonna be higher. We're walking the wire, wire, wire.


Il ne devrait pas être là.
Sa main ne devrait pas écraser tes doigts.
Et tu ne devrais pas être en train de pleurer, alors que tu t’apprêtes à rendre visite à ta petite protégée.
Malheureusement, rien ne se passe vraiment comme tu l’avais programmé, espéré et rêvé...

Devant l’entrée de l’immeuble, Alejandro resserre davantage sa poigne, juste avant de te mettre en garde. « J’espère... pour toi... que... que tu te souviens de tout ce qu’on a dit ?! » Sa voix est aussi sèche que l’est son cœur irrémédiablement déserté par l’amour et le bonheur ; elle te fait incroyablement peur. « Oui... » Tel un enfant complètement soumis, tu baisses les yeux, sanglotes et te fais tout petit. Comment pourrais-tu avoir oublié, alors qu’il n’a eu de cesse de te répéter ton texte – tous ces putains de mensonges - durant le trajet ?!
Il broie davantage tes doigts, et, malgré la douleur, tu essaies de faire comme si elle n’existait pas. De toute manière, cette souffrance physique n’est rien comparée à celle qui envahit ton cœur noyé de chagrin. Mais... pourquoi, pourquoi donc être aussi déprimé et accablé par le désarroi ? Tout simplement car ta nouvelle vie devait commencer aujourd’hui et que tu devais même officialiser ta relation avec Drake, ton véritable chéri, auprès de ta chère et tendre Rosie. En vérité, tu avais prévu de tout révéler à ta fleur adorée durant votre dîner, mais, lorsque tu as annoncé la vérité à ton ex fiancé, tout de ce que tu avais programmé s’est derechef évaporé en un épais voile de fumée...
Rêves... envolés...
Rêves... fissurés...
Rêves... annihilés.


Il ne devrait pas être là.
Mais pourquoi l’est-il, dans ce cas ?!
Sûrement pour te faire payer le fait de l’avoir trompé et de vouloir le quitter pour ton véritable bien-aimé.
Oh... n’as-tu donc déjà pas assez souffert, par le passé ?! Ne peut-il pas se résoudre à accepter la réalité et à te laisser t’envoler ?!
Non.
Et ce n’est pas faute de l’avoir imploré...

« Parle ! » Sèchement, il te l’ordonne, puis appuie férocement sur le bouton de l’interphone. Quelques sonneries retentissent, et c’est la voix douce et enchantée de ta meilleure amie qui résonne à tes oreilles comme le plus parfait des délices. « Ro... Rosie ? C’est... C’est moi... » Le simple fait de l’entendre à travers cet engin te fait énormément de bien, console quelque peu ton cœur dévasté par la peur et le chagrin. « Tu... peux m’ouvrir, s’il... s’il te plaît ? » Tu as énormément de mal à contrôler les aléas de ta voix, et tu espères sincèrement que ta princesse ne les entendra pas...

..... .....

Il ne devrait pas être là.
Cependant, c’est bien Alejandro qui ouvre la porte du bâtiment et passe juste devant toi. « Viens ! » Il te tire par la main et, tel un pantin, t’emmène jusque devant les escaliers. Il te les fait alors monter, presque de force, jusqu’à ce que l’appréhension soit si grande que tes nerfs se remettent à craquer. « Alejandro, s’il te plaît... je... je suis désolé... mais... » Il s’empresse de te couper, las de tes excuses et de tes torrents de larmes salées. « Arrête ! On dirait un vieux disque rayé ! » Il prend un air exaspéré, juste avant de se retourner vers toi et de te fusiller de ses yeux transpirants de férocité. « Bon... je le répète pour la dernière fois, alors écoute-moi bien, petit enfoiré : tant que tu ne m’auras pas dit avec quel fils de pute tu m’as trompé, je ne te lâcherai jamais ! » Il sourit, visiblement content de t’avoir menotté à sa vie, tandis que tu dépéris. Une larme brûle ta joue ; son sourire s’agrandit. « Tu sais, ce petit jeu peut durer très longtemps, mon chéri ! Hormis si tu te décides enfin à me dire qui il est ! Comme ça... je le tue, et tout sera réglé ! » La jalousie et la haine le rendent complètement fou, mais il est hors de question que tu sacrifies ton Doudou ! « VA... TE... FAIRE... FOUTRE ! » Tu le fusilles du regard à ton tour, tandis que ce dialogue mordant se conclue en un bruit inquiétant et sourd...

Il ne devrait pas être là.
Néanmoins, Rose sera sûrement très contente de le voir, alors tu essaies de positiver et de ne pas tout voir en noir. Allez... pour votre tout dernier repas à trois, fais semblant d’être heureux, encore une fois !
Il frappe vivement son poing abîmé contre la porte d’entrée, jusqu’à ce que Rose vienne ouvrir et accueillir son ses invités. « Rose ! » Il sourit - il a l’air plutôt sincère, puis la prend doucement dans ses bras. « J’espère que je ne dérange pas, mais je n’ai pas pu résister, quand Appy m’a dit qu’il venait te voir ! » Tu penses que ses paroles contiennent une bonne part de sincérité, même si tu sais qu’il est principalement venu pour te surveiller. « Comment tu vas ? » Il a l’air de franchement s’en préoccuper, mais cela ne t’étonne guerre, car tu sais qu’il l’a toujours énormément aimée.
Quand ton tour vient de saluer ta protégée, tu déposes tes lèvres sur sa joue et prends bien soin de lui cacher ton regard dévasté. « Bonsoir, princesse... » Jamais tu ne la regardes droit dans les yeux, afin qu’elle ne puisse déceler combien tu es malheureux. Néanmoins, le fait que tu sois venu les mains vides n’est pas dans tes habitudes, et il est possible que cette anormalité – en plus de ton comportement peu rayonnant – la plonge dans l’inquiétude...

..... .....

Il ne devrait pas être là...
Mais ce n’est visiblement pas le seul à être dans ce cas.

« DRAKE ?! » Tu écarquilles les yeux, alors que ton cœur bat la chamade dès que tu aperçois ton amoureux. Mais... Mais que fait-il ici ? N’était-il pas supposé être de sortie ?! « Drake... Whiteley ? » Vous pénétrez à l’intérieur de l’appartement, et c’est l’espagnol qui, en premier, va saluer ton bien-aimé. « Enfin, je peux mettre un visage sur un nom ! Rose et Appy me parlent si souvent de toi ! » Il lui sourit, sûrement à des années lumières de se douter qu’il serre la main de l’homme de ta vie... « Enchanté ! » Tu ignores s'il l'est sincèrement, mais tu aurais clairement préféré qu'ils ne se rencontrent jamais !
Que peux-tu faire ?! Putain, cette situation est définitivement un vrai calvaire ! « B... Bonsoir... » Bonsoir, mon Doudou d'amour ! Si tu savais combien je t'aime et à quel point tu m'as manqué !
Coincé, tu lui tends ta seule main de libre – celle qui n’est pas menottée, en prenant soin de fuir son regard magnifique et de lutter contre ton irrépressible envie de l’embrasser. Contrôle-toi, Apple, ce n’est vraiment pas le moment de lui dire je t’aime ou de céder !
Que doit-il penser, ton prince de conte de fées ?! Oh... tu brûles d’envie de tout lui expliquer... mais, avec cette furie qui n’a de cesse de te coller, tu ignores comment tu vas pouvoir le retrouver...

Quoi qu’il en soit, vous pénétrez davantage dans l’appartement, tandis que tu suis Alejandro contre ton gré, à l’instar d’un animal qu’on mène à la baguette. Tu ne laisses cependant rien transparaître au sujet de tes réels sentiments, car les risques sont beaucoup trop élevés et importants.
Bon sang, mais... mais que va-t-il advenir de cette soirée ?!

Ils ne devraient pas être là...
Tu ne devrais pas être aussi rongé par le désespoir.
Cette soirée ne devrait pas être un tel cauchemar.
Et...
Et tu ne devrais pas avoir un œil au beurre noir...

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MessageSujet: Re: walking the wire (drappose) Mar 17 Avr - 20:35

Walking the wire
Apple, Drake & Rose
And I'll hold you close, I'll stay the course, I promise you from up above ∞ Do you feel the same when I'm away from you? Do you know the line that I'd walk for you? We could turn around or we could give it up, but we'll take what comes, take what comes. Oh, the storm is raging against us now, if you're afraid of falling then don't look down but we took the step, oh, we took the leap and we'll take what comes, take what comes. Feel the wind in your hair, feel the rush way up here, we're walking the wire, love, we're gonna be higher. (Imagine Dragons) © gif by dulce la pangolinette & code by ÉLISSAN
La nuit il faudra bien qu’elle vienne oh oui la nuit viendra et viendra ce moment où je serai recroquevillée entre mes couvertures à faire des plis bien malgré moi entre les draps frais de mon lit à chercher le sommeil comme d’habitude à chercher ce sommeil qui met du temps à tomber sur ma nuque bam coup de marteau et je suis assommée et quand ce moment-ci viendra cela voudra dire que toutes les heures seront passées elles passent toujours je me demande quelles images je ressasserai qu’est-ce qu’il me restera de ce dîner dont la perspective tourne mal oh raccroche-toi à la nuit à l’idée que tout passe et qu’à la fin à la fin tout sera passé et il ne te restera qu’à te rouler en boule parmi les draps sentant encore bon la lessive.

Je me suis arrêtée, les mains serrées autour de ces deux pauvres verres. Interdite, je fixe Drake et suis l’explication qu’il me déroule, ils se sont disputés avec sa sœur, et pourtant je n’arrive pas à être juste présente à ce qu’il dit, pas plus qu’à compatir. En temps normal, je le plaindrais. J’irais vers lui – je n’aurais pas ces verres que mon emprise va finir par briser, si cela continue – je lui dirais : oh non, est-ce que ça va, tu veux qu’on en discute ? Quelque chose dans ce genre. C’est ce qui a de bien avec Drake, on peut parler ou bien se taire, il n’y aucune gêne entre nous. En temps normal. Ce qui ne veut pas dire que même dans les silences, nous ne sommes pas capables de déchiffrer nos expressions réciproques, et je suis sûre et certaine qu’au fur et à mesure qu’il se lâche, il lit sur ma figure trop expressive que quelque chose ne va pas.
« Ah. Mince. »
Il l’aurait compris même si je ne lui avais pas fait cette pitoyable réponse. Il est peut-être encore temps de me rattraper, de rajouter à toute vitesse : oh, est-ce que ça va s’arranger ? C’est ta sœur, elle est comme ça, elle t’aime et blablabla. Mais Drake n’est pas aveugle et il a parfaitement analysé la situation. J’ai ces verres dans les mains et que voulez-vous que j’en fasse, en plein milieu du couloir, je ne vais pas boire toute seule et dans l’un et dans l’autre en errant dans l’appartement ; il y a les couverts qui vont avec sur la table du salon qu’il a dû voir, et plus incriminant que cela, il doit y avoir mon air surpris. Il a saisi. Je lui suis reconnaissante, au final, de dire les mots. Oui. J’attends quelqu’un.
Je n’ai même pas le temps de le lui confirmer oralement que l’interphone se fait entendre. Mince, Apple est toujours aussi ponctuel, ou bien trop en avance ou un peu en retard, j’ignore quelle heure il est en fait ; tout ce que je sais, c’est que son arrivée ne fait pas du tout mon affaire, pas du tout. Les mettre face à face encore une fois me fait peur. Je redoute tout ce sur quoi Apple s’est tu et les ça va maintenant de Drake. L’interphone. Son bruit résonne encore dans mes oreilles. On va sonner de nouveau si je ne réponds pas, alors je tangue plus que je ne marche en direction du combiné, presse le bouton avec la petite clef juste à côté, en bas ça doit faire zing, zing, zing porte ouverte, porte ouverte porte ouverte monte donc… monte donc. Je me retourne vers mon colocataire, je prends une décision. Autant lui expliquer. Il saura ce qu’il y a de mieux à faire – et dire que d’ores et déjà, il m’annonce très gentiment qu’il va sortir quand même, laisser l’appartement à ma disposition et à celle de mon invité surprise… oh Drake. Pourquoi ce ton gentil et prévenant, qu’est-ce qui m’a pris de tout miser sur sa soirée avec sa sœur ?
« Drake. C’est… c’est Apple. »
J’ai l’impression d’entendre tic tac tic tac, des bruits d’aiguilles battant à la manière d’un pouls et égrenant le peu de temps qu’il me reste pour éviter une catastrophe, une explosion, des larmes, une défenestration… peut-être que j’exagère, sauf que j’ai vraiment peur et qu’en plus je m’en veux.
« Je suis désolée, je n’aurais jamais dû faire ça sans t’en parler avant… qu’est-ce que tu préfères faire ? »
Laisser le choix à Drake.
Laisser Drake décider, parce qu’il est bien plus calme, plus raisonné et plus au fait que moi de ce qu’il vaudra mieux faire. Mais le temps passe, tic tac, tic tac, et il n’en reste quasiment plus. J’entends la porte de l’escalier se refermer, elle fait toujours un bruit d’enfer et crée des courants d’air.
Tic et tac, on frappe et ces tic tac deviennent tangibles, deviennent toc toc.

J’ouvre la porte. Il devait être écrit quelque part que cette soirée ne se passerait pas du tout comme je l’avais imaginée. Ce devait être calme et simple et apaisant… au lieu de quoi, ça s’annonce compliqué : Drake est toujours dans mon dos, ma silhouette le cache pour le moment, et devant moi se trouvent ô quelle surprise, Apple tout près d’Alejandro criant mon nom d’un coup… Je souris et je me laisse aller à son étreinte, mais je suis déphasée.
« Alej, si… si je m’y attendais. Je ne savais même pas que tu étais aussi en ville. Tu… tu as eu une bonne idée de venir aussi, entrez donc. »
Je m’écarte pour leur céder le passage, toujours aussi raide, toujours aussi glacée à l’intérieur, que faire mais que faire, que va-t-il se passer ? J’ai dit à Alej qu’il avait bien fait de s’inviter parce que je suis contente de le voir, sincèrement, que cela fait longtemps mais dans le fond, je pense que rien de tout cela n’était une bonne idée. Depuis le commencement.
C’était stupide.
« Ça… ça va écoute. Et vous ? »
Le regard d’Apple, un peu vide, presque triste, ne me plaît pas. Pas plus que le ton qu’il emploie en me disant bonjour, je ne le lui reconnais pas pour ainsi, et j’appréhende d’autant plus cette seconde de bascule où ils vont franchir le seuil, voir qui se trouve derrière mon dos…
« Bonsoir Apple. » Voix timide, voix qui n’ose qu’à peine et prunelles qui le fuient. Pardonnez-moi ce massacre… je suis sûre que ça ne peut que très mal se passer. Drake, Apple, Alejandro et moi avec notre imbroglio de liens qui s’entremêlent entre quatre murs, ça ne peut que très mal se passer.

Nous rentrons à l’intérieur et, lâche que je suis, je m’applique à bien refermer la porte, tourner deux fois la clef dans la serrure afin de gagner du temps, de ne pas affronter leurs figures tout de suite. J’entends leurs voix. Alej monopolise l’espace quasi immédiatement. Il parle trop fort, plus qu’à son habitude, il s’exclame trop, ça n’est pas sincère. À moins que ce ne soit moi qui me fasse des idées parce que c’est facile de parler quand on se comporte aussi peu naturellement.
« Drake, mon ami Alejandro… mon colocataire Drake. Je t’en ai déjà parlé. »
Je préfère ne pas aller plus loin dans les explications. Qu’Apple, oh pardon Apple, pardon… se débrouille pour le reste, je ne peux pas m’y hasarder.
Mes yeux dérivent d’un visage à un autre et je m’y perds, j’ai le vertige. Bien… Alej serre la main de Drake. Et ça ne semble pas normal, ça n’a pas l’air d’être lui. D’Alejandro, son bras, sa main, à celle, celui de Drake, à Drake, jusqu’à Apple plus en retrait. Mes yeux s’en vont et il me semble qu’un détail cloche. J’en reviens sans arrêt à Apple qui entrouvre à peine les lèvres, qui n’est pas comme cela d’ordinaire… et je pense dans l’urgence. Rapidement, faire quelque chose. Se mettre à discourir sans même avoir réellement réfléchi auparavant.
« Je n’avais pas prévu qu’on serait autant à dîner mais on va s’arranger… Alej tu me rendrais service s’il te plaît ? Tu pourrais ouvrir la bouteille au frigo ? Je ne sais toujours pas comment m’y prendre. Il faut que je montre quelque chose à Apple dans ma chambre. »
Si l’un d’entre eux veut savoir quoi, je prétendrai que c’est le cadre, avec la photo où étincellent nos sourires et cette si jolie phrase, sur la commode, derrière la porte à demi-close. Je jouerai l’imbécile, tu vois je l’ai toujours, elle est là, ça ne paraîtra pas étrange, tout le monde est au courant que je suis une sentimentaliste ridicule. Je n’ai besoin que d’une minute seule avec Apple.
Il me suit, je pousse doucement la porte derrière nous plutôt que de la fermer, en essayant d’étouffer mon sentiment de culpabilité vis à vis de Drake abandonné là-bas. Une minute. Une seule. Juste pour savoir, pour faire le point. Je suis complètement perdue.
« Apple je suis vraiment désolée… Drake devait sortir, mais c’était bête de ma part… »
Une seule minute, une unique. Et il y a beaucoup trop à dire.
« Pourquoi vous ne m’avez pas prévenue qu’Alejandro viendrait avec toi ? Il sait qu’il est le bienvenu mais j’aurais préparé quelque chose… »
Et je m’emberlificote. Et je regarde Apple, un peu plus fixement, un peu mieux à la lumière.
« Qu’est-ce que tu as à l’œil ? »
Serait-ce des pas s’approchant dans le couloir, tout, trop près ? Les bruits m’obsèdent, je vire paranoïaque.

Pour ne pas perdre pied pense que la nuit viendra. Que si tu veux dormir, ces heures ont intérêt à être gérées d’une main de maître.

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MessageSujet: Re: walking the wire (drappose) Mer 18 Avr - 10:59

Rose, Apple & Drake
walking the wire

Do you feel the same when I'm away from you? Do you know the line that I'd walk for you? We could turn around, or we could give it up, but we'll take what comes, take what comes.


Et elle t’annonce que c’est Apple qui arrive. Pourquoi cet air embarrassé, gêné et inquiet ? Tu voudrais aussitôt la rassurer, lui dire que, au contraire, savoir que c'est ton petit ange qui arrive te comble de joie. Ou serait le mal ? Tu es même heureux de savoir que c’est lui qui vient — peut-être resteras-tu un peu plus, alors, juste le temps de lui dire bonsoir ? Tu les laisseras tranquilles, bien entendu, puisqu’ils avaient prévu de se voir rien que tous les deux ; tu ne voudrais pas t’imposer dans leur petit tête à tête — pas comme la dernière fois. Oui, mais les choses sont différentes, désormais, et peut-être que Rose devrait savoir. « Rose… Quand je t’ai dit que ça allait entre nous, ça allait réellement… Et je dois dire que ça va même très, très bien... » Tu es un peu gêné, parce que tu ne voudrais pas lui dire plus de choses que nécessaire — si Apple voulait attendre d’avoir réellement quitté son fiancé ? « Je vais attendre qu’il monte pour lui dire bonsoir, et je vous laisserai manger tranquilles. » Tu souris légèrement, essayant d’effacer la mine inquiète qu’affiche ta colocataire. Elle n’a réellement pas de quoi paniquer, allons, et tu ne sais pas comment lui expliquer sans dire de bêtise ! Peut-être vaut-il mieux que ce soit ton chéri qui s’en charge, il sera plus au fait sur la situation ? Voilà, fais donc ainsi, ne te mouille pas trop, attends qu’il arrive, et vous lui exposerez tous les deux la situation.
Enfin… c’est ce que tu aurais voulu, à vrai dire.
On toque, et Rose s’empresse d’aller ouvrir.

Apple apparaît donc le premier sur le seuil de la porte, ainsi qu’un autre invité indésirable. Il ne te faut pas deux secondes pour saisir qui il peut bien être, à sa manière de tenir la main de ton amour aussi fermement dans la sienne. Ah, ce que ça te dégoûte. Tu laisses ton regard vagabonder sur sa silhouette ; et alors que tu te serais attendu à découvrir un Apollon, il faut dire que tu es assez déçu. Qu’a-t-il de si extraordinaire ? Même en fixant ses yeux, tu n’y vois qu’un glacier sombre et solitaire, quelque chose d’assez embarrassant pour que tu détournes aussitôt le regard. Le visage de ton ange vaut bien plus le détour, et tu ne te lasseras probablement jamais de détailler ses traits dans les moindres détails... Mais qu’est-ce que cette ombre, autour de son œil ? Se serait-il fait mal ? Ou bien cet enfoiré aurait-il encore osé lever la main sur lui ? Ce dernier s’approche de toi, après que Rose ait fait les présentations. Alejandro, allons bon. Il te tend désormais une main visiblement enjouée et chaleureuse, se disant enchanté de faire enfin ta connaissance. Tu aurais très bien pu lui dire aussitôt que ça n’était pas réciproque, mais une telle idée ne te traversa même pas l'esprit ; tu empoignes même ladite main, te forçant à lui rendre son sourire. « Moi de même. » C’est faux. C’est si faux ! Mensonge effrontément énoncé en le regardant droit dans les yeux, tu attends qu’il s’efface enfin pour serrer à son tour la main d’Apple, qui te paraît brutalement si fragile. Mais tu n’as pas envie de lui serrer la main, à vrai dire, plutôt de le prendre dans tes bras, de le couvrir de baisers et de je t’aime, de lui effacer cet air triste et tellement, tellement démuni... Ta main s’attarde autour de la sienne plus que nécessaire, et tu t’efforces de lui rendre un pauvre sourire alors que tes yeux s’affolent et s’inquiètent, l’interrogent silencieusement, mais dis-moi, qu’est-ce qu’il fout ici ? « Bonsoir, Apple... » Cela faisait longtemps, hein, que tu ne l’avais pas appelé ainsi… Tu brûles de conclure ta phrase par un baiser — mais n’y penses même pas, veux-tu ? Il fuit ton regard, et s’écarte bientôt, alors que tu le voudrais tout près de toi, à jamais.
Bon sang. Et l’autre imbécile va-t-il cesser de le tenir par la main ainsi ?
Rose a l’air un peu dépassée par la situation elle aussi, et demande à Alejandro d’aller déboucher la bouteille de vin à la cuisine, pendant qu’elle montre quelque chose à Apple dans la chambre. Oh non, pas ça, qu’elle ne te laisse pas seul avec lui ! Tu tentes une esquive, même si tu n’as pas non plus envie d’abandonner ton chéri dans cette situation extrêmement délicate, et encore moins avec l’air peiné qu’il affiche. Mais enfin... l’autruche enfouit la tête dans le sable, elle aime fuir les problèmes et les complications, tu t’en souviens ? « Tu as peut-être besoin que j’aille acheter quelque chose pour compléter le repas, Rose ? » Oh oui, pitié, fais-moi sortir.

Tu te retrouves seul à seul avec Alejandro. Seuls avec ce silence qui plane comme une ombre au dessus de vos têtes, une ombre de mensonges qui te met curieusement mal à l’aise. Tu frissonnes ; regardes le fiancé aller jusqu’au réfrigérateur, piocher la bouteille, la déboucher d’un coup de main expert. Tu devrais dire quelque chose, ton cœur bat à mille à l’heure, mais que dire, alors que la seule chose que tu voudrais lui envoyer serait ton poing dans sa figure ? Tu hais son petit sourire satisfait, comme s’il était fier d’avoir ôté le liège à la bouteille. Félicitations, une médaille, peut-être ? Tu n’as pas le droit d’être aussi malpoli, tu dois te contenir. A-t-il la plus petite idée de qui tu es réellement pour Apple ? Tu en doutes, sinon tu ne te tiendrais pas debout en face de lui, avec ce haussement d’épaules qui ne veut rien dire. Oh, Dieu que c’est gênant, embarrassant, et horrible au possible ; c’est comme si ta langue avait fondu et collait sur ton palais, impossible de proférer un mot, tu as trop peur de faire une bêtise. Tu pourrais engager une conversation joviale et sympathique — mais le souci, c’est que tu n’en as pas la plus plate envie. Lorsque tu le regardes, tu ne revois que les traces rougies sur le poignet de ton chéri, et ça te dégoûte, tu as subitement envie de vomir — mais stop, arrête de le regarder, pense à autre chose, va voir ce que Rose et Apple fabriquent ! Non plus. Tu ne voudrais pas briser leur seul petit moment tranquille, puisque la teigne semble décidée à coller ton chaton toute la soirée. Mais qu’est-ce qu’il fout ici ?! Rose avait l’air tout aussi surprise de sa présence — il s’est donc tout bonnement invité. Tu songes aussitôt que ça doit avoir un lien très étroit avec Apple, vu la manière dont il lui tenait la main ; aucune douceur ni amour dans ce geste, à coup sûr, les jointures de ses doigts en étaient blanchies. Tu trépignes sur place, ton cœur bat la chamade, tu as chaud et froid tout à coup. Pourquoi te mettre dans un état pareil ? Il ne vaut sûrement pas la peine que tu te rendes malade de la sorte, mais qu’y peux-tu ; il te semble soudainement que tu aies peur. Qu’est-ce qu’Apple lui a dit ? Lui aurait-il enfin révélé la vérité ? Dans ce cas-là, Alejandro ne devrait pas être là, il aurait dû comprendre et l’avoir définitivement quitté. C’est ce qui aurait dû se passer. Mais comme rien ne va jamais comme il le faut, et comme les choses ne se passent jamais comme elles l’auraient dû, tu as des doutes.
Mais pourquoi sont-ils si longs ? Tu voudrais sincèrement dire quelque chose, pour ne pas paraître aussi bizarre et renfermé — mais tu n’es pas doué pour engager les conversations, et encore moins lorsqu’il s’agit de ce genre d’interlocuteur. Mais as-tu le choix ? Prends sur toi, bon sang, tu te sens noyé par le flux continu de tes pensées, le flux insensé et biscornu, foutu flux qui ne te mène à rien sauf à la panique la plus totale. Calme-toi. Ce n’est jamais qu’un homme, une saleté, ce n’est jamais qu’un homme que tu es très loin d’estimer ; mais ça ne t’empêche pas d’ouvrir la bouche pour parler, non ? Apparemment, si, puisque la seule chose que tu trouves à lui proposer est tout bonnement pitoyable, en plus de manquer cruellement d’originalité. « Je peux peut-être te débarrasser de ta veste ? Vous n’allez pas repartir tout de suite. » Si seulement ! Il accepte avec le même curieux sourire ; sourire que tu n’arrives à qualifier ni de sincère, ni d’hypocrite — et tu t’éclipses enfin, pour ton plus grand bonheur, afin d’aller déposer le manteau près de la penderie.
C’est comme si toute la pression s’évacuait brusquement, tu respires, avales l’air à grands flots. Ce que tu peux être stupide ! Tu aurais dû trouver un milliard de choses à dire, mais voilà, l’as-tu vraiment invité à rester dîner, alors que tu souhaites de toutes tes forces qu’il se prenne les pieds quelque part et doive d’urgence se faire hospitaliser ? À priori. Mais de toute manière, que tu le veuilles ou non, il serait resté ! Tu plains brusquement ton amour de se traîner une telle sangsue au quotidien — mais c’est bientôt fini, allons.
Tu reprends une vive inspiration, et retournes vers la cuisine, où, pour ton plus grand bonheur et soulagement, Rose et Apple sont de retour. Tu te sens immédiatement moins confus, le fait de voir ces deux visages familiers t’apportent un réconfort absolu. Oh miracle, tu n’es plus tout seul avec ce vautour ! Maintenant, tu aimerais juste quelques instants en tête à tête avec ton amour, pour lui poser les questions qui te brûlent les lèvres. Mais aucune chance qu’Alejandro l’abandonne encore quelques minutes, il a l’air déterminé à montrer à tout le monde que leurs mains ne pourraient pas être plus soudées.
Ç’a le don de profondément te dégoûter, si bien que tu détournes aussitôt le regard, pour te concentrer sur le spectacle fascinant que t’offres l’évier. Oui, c’est pitoyable, mais qu’y peux-tu ; il te semble soudainement que tu aurais mieux fait de rester dîner avec Lennon. Est-ce qu’il est trop tard, Lennie ?
Est-ce qu’Apple t’en voudrait, si tu fuyais ainsi ?

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MessageSujet: Re: walking the wire (drappose) Mer 18 Avr - 14:45

.Pancake & Alejose.
Do you feel the same when I'm away from you ? Do you know the line that I'd walk for you ? We could turn around or we could give it up. But we'll take what comes, Take what comes. Oh the storm is raging against us now. If you're afraid of falling then don't look down. But we took the step or we took the lead. And we'll take what comes, Take what comes. Feel the wind in your hair, Feel the rush way up here. We're walking the wire, love. We're walking the wire, love. We're gonna be higher. We're walking the wire, wire, wire.


Il ne devrait pas être là, et tous sont visiblement surpris de voir ton ex fiancé à ton bras. Il y a d’abord Rose qui, perturbée, se laisse aller dans l’étreinte de ton tortionnaire, sûrement à des milliers de kilomètres de se douter que c’est bel et bien lui qui t’a amoché. Tu les regardes, jalouses leur câlin, te dis que tu en as énormément besoin. Mais tu n’en feras rien, car, si tu venais à la serrer contre ton cœur mordu de chagrin, tu sais que tu te mettrais instinctivement à craquer et à pleurer.
Non, crétin !
Pas ce soir !
Pas de câlin !
Pas d’espoir !


Comment est-ce que ça va ? Oh... Tu dois mentir à ta princesse... tu n’as guerre le choix ! « Je... » Néanmoins, tu n’auras pas à prendre ton amie pour une imbécile, car Alejandro s’empresse de te couper la parole, sûrement inquiet par le fait que tu ne lui sois pas assez docile. « Nous allons très bien ! Merci de t’en inquiéter, Rosie ! » Tu as l’impression d’être chosifié par ton ex fiancé, à l’instar d’une marionnette dont il tire les ficelles sans jamais se lasser. Oh... C’est donc à cela, qu’il va te réduire pour s’amuser et se venger ? À une simple présence, à rien, au silence, à son pantin ?
La soirée... Cette putain de soirée... promet d’être encore plus éprouvante que tu te l’étais imaginé...

..... .....

À l’intérieur, tu aperçois derechef Drake, et il fait instantanément bouillir ton cœur. Tu voudrais courir dans ses bras, l’embrasser et lui dire toute la vérité, mais tu ne peux pas, car Alejandro est là...
Tu es piégé ; tes menottes sont bien trop serrées.
Tu baisses alors les yeux, gêné et honteux, tandis que Rose présente l’ex fiancé à l’actuel amoureux. Ils s’échangent alors quelques politesses et se serrent la main, tandis que tu fermes les yeux pour ne pas exploser de chagrin. Tout sonne faux, trop faux, mais tu es reconnaissant envers ton amoureux de si bien jouer le jeu. Ô, il ne faut pas prendre le moindre risque, mon bébé, car c’est ta vie, ta vie si précieuse, que ce psychopathe menace d’écourter !
Quand ton tour de saluer ton prince charmant vient, tu n’as même pas la force de lui serrer la main. Elle reste la, morte, inerte, à l’image de ton cœur en miettes. « Ça... me... fait plaisir... de te revoir... » Tu es désolé, si désolé de lui imposer cette immense galère que tu n’oses même pas affronter son regard bleu-lumière. Cependant, rien qu’avec le contact spécial de vos doigts amoureusement serrés, tu sais qu’il est très – trop - inquiet.
Que peux-tu donc faire, pour essayer de le rassurer au sujet de tes véritables sentiments ?! Discrètement, à l’aide de ton index, tu dessines un petit cœur – je t’aime ! - sur la paume de sa main, juste avant d’être kidnappé par ton ex.

Un silence plus que gênant ne tarde pas à s’installer, mais, heureusement, Rose ne tarde pas à le briser. Elle s’adresse alors à Alejandro, lui demande d’aller déboucher la bouteille de vin qui se trouve dans le frigo. « Bien sûr, j’y vais ! Tu vois, j’ai finalement bien fait de venir ! » Son sourire hypocrite te donne la nausée, mais tu es incommensurablement heureux de le voir s’éloigner.
Tu retrouves enfin un semblant de liberté, même si tu sais parfaitement que tes minutes sont comptées. Néanmoins, tu profites de l’absence de l’espagnol pour brièvement plonger tes yeux larmoyants et peinés au plus profond du regard de ton bien-aimé, en essayant de lui faire comprendre combien tu es désolé.
À sa demande, tu suis maintenant ta petite protégée jusqu’à l’intérieur de sa chambre, où elle ne perd pas une seule seconde pour te dire qu’elle est désolée que Drake soit présent. Oh... si seulement elle savait ! « Tu n’as aucune raison de l’être, vraiment... » Au contraire, ça te fait même extrêmement plaisir de le voir ! C’est juste Alejandro que tu aurais voulu absent, ce soir... « Dé... Désolé, je... je n’ai pas pensé te prévenir... » Comment aurais-tu pu l’avertir, alors que ton téléphone portable est détenu par l’homme qui te fait souffrir le martyre ?! C’est impossible, puisque tu ne peux même plus communiquer...
Tu baisses la tête, penaud, lorsque Rose remarque que ton œil est abîmé. « Oh... ça... » Peux-tu tout lui révéler ? Peux-tu lui dire que c’est Alejandro qui, dans un excès de colère, t’a frappé ? Dois-tu mentir, réciter le texte que ton ex fiancé t’a demandé d’enregistrer ? Tu ignores quoi faire, mais tu dois rapidement te décider... « Il... » Il, lui, Alejandro... « ...m... » Oh... pourquoi est-ce si difficile à avouer ?!
"Il m’a frappé !"
"Il m’a frappé !"
Allez, dis-le !

« ..m’a... »
Arrête, non, non, ne te mets à sangloter !
Tu entends soudainement des bruits de pas, et c’est Alejandro qui se retrouve bientôt à côté de toi. « Ne t’en fais pas, Rose, il s’est légèrement blessé lors de sa dernière intervention ! » Depuis combien de temps est-il là, avec sa bouteille de vin à la main, à écouter aux portes ?! Tu l’ignores, mais, encore une fois, il parle pour toi. Tu le regardes alors d’un air blasé, surpris qu’il n’ait pas gardé la version bien moins plausible de la chute dans les escaliers. Décidément, il est malin, le petit enfoiré ! « Je lui répète sans cesse d’arrêter d’aller jouer au pompier, mais... il ne m’écoute jamais ! » Il sourit poliment, dépose un baiser sur ton front, puis reprend ta main et te relègue à nouveau au rang de simple pantin.
Tu pourrais te rebeller, le remballer et dire qu’être sapeur pompier n’est vraiment pas jouer, mais tu penses à l’épée de Damoclès qui menace de tuer ton bien-aimé... et toute envie de chiffonner ton ex fiancé s’évapore derechef en un épais nuage de fumée...

..... .....

Soumis, tu te laisses guider jusqu’à la salle à manger, où Alejandro te fait t’asseoir à ses côtés. Il tient à montrer que tu es sa propriété, et, comme tu ne tiens pas à le froisser, tu te laisses faire sans rechigner. « Je vous sers du vin ? » Il n’attend aucune réponse, en déverse dans trois verres. « Et toi, qu’est-ce que tu bois ?! » Il s’adresse à toi, puisqu’il se souvient que tu détestes ça. « Du vin, ça ira ! » Tu lui réponds très sèchement, ce qui te vaut un petit coup de pied sous la table, aussi discret que violent. Mais pourquoi donc te forcer à boire quelque chose que tu détestes ? Tout simplement car rien ne peut être pire qu’être en compagnie de cette ignoble peste.
Et puisque tu n’as goût à rien, aujourd’hui, quelle différence, à la fin ?

Il lève son verre, le fait tinter contre celui des autres convives de la tablée. Toi, tu ne participes presque pas aux festivités, étant bien trop préoccupé à trouver une idée pour pouvoir t’échapper. Mais comment... comment faire, pour te libérer ?! Oh... voilà une idée ! « Rose, Drake, est-ce que vous avez de la crème pour les coups ? Mon œil commence à me faire mal... » C’est vrai, mais ton œil n’est clairement pas une priorité. Non, tout ce que tu veux, c’est te retrouver isolé avec ton bébé, afin de pouvoir tout lui expliquer. « L’un de vous pourrait me montrer où vous la rangez ? » Tu penses de suite à ton bien-aimé, lui donnes un petit coup de pied discret afin qu’il comprenne ce que tu tentes d’instaurer. « Tu peux l’accompagner, Drake ? J’aimerais bien discuter avec Rosie... » Il lui sourit poliment, et tu t’empresses de te lever, fin prêt à retrouver ton bébé. « ATTENDS ! » Il te rattrape par la main, te contraint momentanément à rester. « Fais-moi un petit bisou, avant d’y aller ! » Il avance dangereusement ses lèvres vers toi, avant de les écraser contre ta bouche violée. Tu restes de marbre, y es habitué, mais tu espères sincèrement que ton bien-aimé aura eu la bonne idée de ne pas regarder... « À tout de suite, bébé ! » Il relâche son emprise, et tu t’empresses de suivre ton amour, heureux d’avoir un instant privilégié à ses côtés.
Dans la salle à manger, Alejandro affiche un air mesquin et satisfait, juste avant de s’adresser à son amie. « Tais-toi, s’il te plaît, je tiens à écouter chaque parole que ces deux salopards vont s’échanger... » Il se mord la lèvre inférieure jusqu’à en saigner, afin de ne pas totalement exploser.
Il sait.

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MessageSujet: Re: walking the wire (drappose) Hier à 20:57

Walking the wire
Apple, Drake & Rose
And I'll hold you close, I'll stay the course, I promise you from up above ∞ Do you feel the same when I'm away from you? Do you know the line that I'd walk for you? We could turn around or we could give it up, but we'll take what comes, take what comes. Oh, the storm is raging against us now, if you're afraid of falling then don't look down but we took the step, oh, we took the leap and we'll take what comes, take what comes. Feel the wind in your hair, feel the rush way up here, we're walking the wire, love, we're gonna be higher. (Imagine Dragons) © gif by dulce la pangolinette & code by ÉLISSAN
Malgré le fait que Drake se montre rassurant, je ne peux pas m’empêcher de ressentir cette inquiétude, cette sensation d’être oppressée et d’avoir du brouillard plein le crâne – comme si un orage menaçait. Il a dit que ça va, ça va même très, très bien. Je dois même dire que ça va très, très bien… avec sa petite voix la plus claire, celle qu’il a quand la journée lui semble merveilleuse ou lorsqu’il parle d’un film qu’il adore. Il y a sûrement des tonnes de sous-entendu dans cette phrase, mais je n’ai pas les clefs pour pousser cette porte-là, Apple et lui se sont enfermés derrière, je ne comprends rien à ce que Drake me raconte. Il assure juste que ça va. Personne ne fondra en larmes en se retrouvant face à quelqu’un d’autre. Ça devrait me suffire.
Pourquoi est-ce que l’angoisse me serre tout de même la gorge, alors ?
Peut-être parce que tout est allé si vite, entre Drake qui est rentré tandis que ça n’était pas prévu, ce soudain coup de stress, et l’interphone qui se déclenche à ce moment où je me débats avec les pires éventualités possibles de ce qui pourrait suivre, la voix d’Apple, Apple qui va monter, Apple qui monte sans doute… Tout est arrivé en fracas, contraste trop brusque avec ce long moment passé à marcher seule en égrenant le temps, à marcher seule salon-cuisine, cuisine-salon mais que faire, que faire en attendant que le temps passe… Le temps restant s’est tout à coup réduit à peau de chagrin. Et j’aurais plutôt besoin de me poser et d’analyser ce qui est en train de se produire, sauf que d’ores et déjà, on frappe à la porte, et je retourne encore une fois la phrase de Drake sans la saisir, ça va même très, très bien. Ouvrir la porte d’entrée.
Deuxième imprévu.

Je ne devrais pas me sentir comme cela. Dans cette pièce, à mes côtés, ce sont mes trois meilleurs amis : regarde leurs visages, ils sont si familiers, ils devraient n’être que rassurants et ne faire naître que des sourires, pas ce genre de peur sourde ; ce sont Alejandro, Drake et Apple. Dans l’autre sens, ça donne Drake, Alejandro et Apple et c’est toujours la même chose. Nous avons beau échanger les paroles d’usage lorsque l’on se retrouve – oh nous allons très bien, tout le monde va bien, le monde est un endroit formidable – et faire les présentations sur un ton tout ce qu’il y a de plus cordial, enchanté de te rencontrer, ravi de te revoir, de plus en plus formidable cet univers, ça ne me soulage pas du tout, pas du tout. J’ignore ce que je porte. J’ignore pourquoi je ne suis pas capable d’avoir l’air aussi enthousiaste qu’Alejandro – alors que ce sont mes trois meilleurs amis face à moi, dans la pièce, que nous semblons destinés à passer la soirée ensemble.
Peut-être parce que la voix d’Alej sonne faux ?
Parce qu’il y a ce léger voile dans le regard d’Apple, et une espèce d’hésitation dans les mouvements de Drake ? Aucun de nous n’est à l’aise ici. Aucun de nous n’est honnête non plus.
Je dois bouger, je dois faire quelque chose, n’importe quoi, pour ne pas être écrasée par le pressentiment que cette scène est terrible et avancer vers une sorte de lumière à travers ce labyrinthe de faux-semblants, si c’est possible.
Apple a à peine ouvert la bouche depuis son arrivée, et ça n’a jamais été comme cela à chaque fois que l’on s’est retrouvé, même dans les pires moments. Alors je saisis le prétexte de la bouteille de vin au frais que je n’arriverai jamais à ouvrir, de toute façon, pour demander à Alej de s’en charger, et lui dire de me suivre dans ma chambre. C’est lâche que d’abandonner Drake comme cela, mais étant donné qu’il est chez lui, je me dis qu’il peut très bien se trouver n’importe quoi à faire s’il ne veut pas rester au salon. Seulement, il me rattrape pour ainsi dire à la dernière seconde, et comme j’essaie de ne pas me sentir trop coupable de ce que je suis en train de faire, je ne perçois pas ce qu’il y a de pratiquement implorant dans sa question. Je veux aller plus vite, puisque les évènements s’enchaînent sans que j’arrive bien à les suivre. Alors je ne réfléchis pas.
« Non-non, ça ira… merci. »
J’aurais pu nous épargner à tous l’usage de tous ces artifices, franchement, parce que si j’espérais pouvoir tenir une véritable conversation, même brève, avec Apple, il s’avère rapidement que c’est raté. D’abord parce que j’ai conscience que nous n’avons que quelques minutes en tête à tête et que par conséquent, je le noie sous les interrogations afin de percer le mystère de sa petite mine. Aussi parce que ça lui semble difficile de parler. On dirait que chaque mot est une véritable torture à prononcer.
« C’est pas grave… » Je ne veux pas qu’il se sente coupable pour la surprise que la présence d’Alejandro constitue, parce que ce n’est rien d’autre qu’un petit souci d’organisation mineur. C’est autre chose qui m’intéresse, pourquoi est-ce que tu ne me regardes pas droit dans les yeux, et pourquoi ne m’as-tu pas prise dans tes bras comme d’ordinaire sur le palier, pourquoi est-ce que tu ne réponds pas toi-même, pourquoi es-tu aussi différent de ce que tu es d’ordinaire ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Il y a son œil. Il y a reçu un coup, visiblement. Il commence à bredouiller quelques mots pour m’en expliquer les circonstances, mais je n’en saisis rien, parce que la porte de la chambre est poussée à ce moment précis et qu’Alejandro y pénètre triomphalement avec la bouteille ouverte. J’étais de dos, alors son arrivée me surprend et je n’étouffe qu’à peine un petit cri de frayeur.
« Alej, tu m’as fait peur ! Depuis quand est-ce que tu te déplaces aussi vite et aussi silencieusement ? »
On aurait dit un espion – parce qu’en plus, il a parfaitement entendu au moins ma dernière question. Il déclare que ce n’est rien, une blessure lors d’une intervention. Qu’il serait temps qu’Apple cesse de jouer au pompier.
« Mais Apple ne serait pas Apple s’il ne s’engageait pas de cette façon… et on ne l’aimerait certainement pas autant. » j’ajoute en ne regardant que lui avec un sourire, histoire que ne subsiste pas un doute sur mon admiration pour sa manière de se dévouer aux autres. Alej aussi l’apprécie à sa juste valeur. Certainement. Il doit peut-être juste être parfois lassé de l’attendre à la maison… peut-être.

Nous retournons au salon. On s’assoit à la table. Mécanique, ballet automatique, c’est Alej qui tire les ficelles, c’est lui qui sert le vin, lui qui parle… Je trempe sans conviction mes lèvres dans mon verre. Le liquide qui y danse, qui y tangue comme les flots en pleine mer, est sombre et de la couleur des rubis. C’est là qu’Apple prend enfin la parole, une initiative qui me tire de ma torpeur songeuse.
« Oui bien sûr, dans… »
Dans l’armoire à pharmacie. À la salle de bain. Je m’arrête en plein milieu de ma phrase parce qu’il m’apparaît brusquement que ça ne sert à rien de continuer. C’est inutile. Apple a lancé un regard à Drake, il me semble : c’est entre eux, il faut qu’ils passent tous les deux dans une autre pièce, soit. J’ai agi de même un peu plus tôt. Je ne sais pas jusqu’à quel degré cette histoire de douleur à l’œil est vraie – non je ne terminerai pas cette phrase, et ne poursuivrai pas non plus en lui demandant tu es sûr que ça va aller, est-ce que tu es allé voir un médecin, etc, etc, etc. Qu’ils s’en aillent donc, qu’ils aillent étaler une grosse couche de cette crème dans cette fichue salle de bain. Je reste seule à table avec Alejandro et je me dis qu’il n’y en a que pour quelques minutes. En attendant, nous allons bavarder : ça fait tellement longtemps que nous ne nous sommes pas vus. Et quand Drake et Apple reviendront, nous pourront peut-être enfin agir naturellement, et tout se passera le mieux du monde, tout ira bien.
Je m’apprête à lancer à Alej quelque chose dans le genre de quoi de neuf, ces questions sans grande originalité, mais il prend les devants et me coupe dans mon élan.
Me coupe le souffle, tout court.
« Pardon ?! »
Tout s’embrouille dans ma tête, surtout les mots qu’il vient de prononcer ; je n’y comprenais déjà rien auparavant, mais c’est de pire en pire. Quoi ? Ne dis rien, je veux les écouter, ces salopards ?
Mais bon sang, où sommes-nous et qui sommes-nous, surtout ?
« Qu’est-ce que tu racontes Alej ? Pourquoi est-ce que tu réagis comme ça ? »
Ça s’emmêle, c’est tout noir, tout mêlé, et je vois sans arrêt leurs visages et leurs noms, Apple, Alejandro, Drake, Alejandro, Apple, Drake, Drake, Drake et Apple, Apple et Drake.
Apple, Drake et Alejandro. L’addition ne marche pas, il y a une erreur, quelque chose qui ne colle pas dans cela, et en fait je ne veux pas savoir quoi, je ne veux pas comprendre.
Mes yeux descendent du visage d’Alej à la bouteille juste devant lui, ils fuient son regard, pourquoi ai-je acheté du vin d’ailleurs, je n’aime pas tellement ça, c’est pour le plat, c’était pour aller avec le plat. Nickolas avait dit que cela irait bien…
Je me lève en repoussant ma chaise d’un coup ; je ne veux rien entendre.
« Non, ne dis rien… je crois que j’ai oublié le plat au four. »
Aller à la cuisine, retour à la cuisine, n’allume pas la lumière, ça ne sert à rien, le four luit doucement dans la pénombre baignant la pièce, la nuit est entrée par la fenêtre, la nuit a tout envahi. J’éteins le four, en ouvre la porte, une vague de chaleur s’en échappe. Mince. Le plat était bien là. Encore.
Apple, Drake et Alejandro. Ce dîner était une erreur, j’aurais dû ne rien faire, passer la soirée seule à faire je ne sais pas quoi, ronger mes ongles ou regarder un film, n’importe quoi plutôt que quelque chose qui engage trop sur le plan émotionnel. Et j’en ai marre, j’en ai assez bon sang. Je voudrais que la vie soit simple, que tout le monde soit heureux et pouvoir croire franchement à ce bonheur. Et je voudrais, pour une fois, une seule fois bon sang, être capable de réussir un plat basique, qu’est-ce que je vais servir maintenant, bravo, nous sommes bien avancés.
Je n’ai pas envie de retourner au salon. Ça m’est égal qu’Alejandro y soit seul, ou qu’ils y soient tous les trois, ils n’ont qu’à vider la bouteille en réglant leurs affaires. Je reste accroupie sur le sol devant le four ouvert et le désastre carbonisé qu’il contient, laisse aller ma tête entre mes mains. Voilà, comme ça je ne vois plus rien. C’est la nuit.
Bonsoir.
Je ne vois plus rien mais je ne suis pas encore sourde. Peut-être que je me trompe en croyant entendre à nouveau des pas s’approcher, je ne veux pas relever mon visage pour vérifier, je lâche simplement entre mes paumes : « J’ai fait brûler le dîner. »
Ça m’est égal que ce soit dans le vide, tout comme ça m’est égal que s’il y a quelqu’un, cette personne, qui qu’elle soit, se décide à tourner les talons, à vider les placards et le frigo ou encore à m’assommer avec la louche sur le bords de l’évier, à mettre le feu à l’appartement, n’importe quoi. Tout m’est parfaitement égal.

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MessageSujet: Re: walking the wire (drappose) Aujourd'hui à 10:03

Rose, Apple & Drake
walking the wire

Do you feel the same when I'm away from you? Do you know the line that I'd walk for you? We could turn around, or we could give it up, but we'll take what comes, take what comes.


Passer à table, avoir cette impression cuisante que la soirée te file entre les doigts. Il n'y a qu'Alejandro qui parle, il n'y a qu'Alejandro qui semble d'assez bonne humeur pour prendre la parole, servir le vin. Tout le monde a la même expression mal à l'aise sur le visage, mais personne ne l'admet, sans trop savoir pourquoi — sans doute car ça paraît trop faux, tout ça.
Cette indescriptible impression que quelque chose ne va pas, que quelque chose va très mal, mais que tu es trop aveugle pour le voir ; tu essaies de percer les regards, mais ils ne t'apprennent rien. Rose ; le même silence, comme si elle se disait à l'instant même que ça n'aurait pas dû se passer comme ça. Allons bon, elle devrait être heureuse, Alejandro ; sourire de glace figé, yeux fugaces, comme s'il était le seul à comprendre réellement ce qu'il se passe. Apple ; sombre, perdu, en plein naufrage, bon sang, qu'est-ce que tu ne donnerais pas pour le prendre dans tes bras ! Mais tu n'y penses même pas.
Tu ne peux pas.
Prends sur toi, tu veux ? Ça ne pourra pas durer éternellement. Il y a forcément un moment où vous vous retrouverez tous les deux ; et si ce n'est pas aujourd'hui, ce sera demain. Pour le moment, tu dois juste rester patient, ne pas te départir de ce sourire poli que tu affiches — et ne jamais croiser son regard.
Le fiancé a pris soin de s'installer juste à côté d'Apple, et tu peux aisément deviner pourquoi. Allons, il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas l'avoir remarqué : il semble mettre un point d'honneur à sans cesse être au plus proche de lui, quand bien même le rendu est loin de coller à la vision voulue du parfait couple amoureux. Au contraire, ce rendu-là fait grossier et incomplet ; car il manque une étincelle à leur regard.
Ça crève les yeux, qu'ils ne s'aiment pas.

C'est silencieux, jusqu'à ce qu'Apple prenne la parole ; son œil étant visiblement douloureux. Tu t'apprête à lui répondre à ton tour, lorsque la sangsue coupe court à tes pensées — il voudrait discuter seul avec Rose. Oh, mais pas de souci, tu te feras une joie de les laisser tous les deux, et aussi longtemps qu'ils le voudront. « J’allais le proposer. » Tu te lèves presque aussitôt, imité par Apple, mais la main d’Alejandro le retient. La logique te percute brutalement tandis que l’imbécile lui demande un baiser. Il veut juste lui faire du mal. Son sourire est froid, glace et gèle sur ses lèvres ; ses yeux sont tout sauf sincères. Tu en as le vertige.
Oh, dans quel genre de merde vous êtes-vous mis ?
Leurs lèvres s’approchent, se collent, se fondent et ne font plus qu’une. Si ton visage, extérieurement, reste parfaitement impassible ; c’est ton cœur qui tambourine violemment dans ta poitrine, la gorge qui te brûle et le nœud qui se resserre autour de ta cage thoracique. Tu bouillonnes, te mords l'intérieur de la joue si fort ; mais tu n’arrives pas à détourner le regard — pourquoi t’infliger ça ? Tu vois bien que ton chéri n’y prend aucun plaisir, mais ça ne te soulage même pas. Tu n’as plus envie que d’une seule chose, que cette histoire soit finie, que le nom d’Alejandro ne traverse plus jamais, jamais votre esprit.
Ça ne dure qu’une poignée de secondes, mais ça te semble une éternité qu’ils s’embrassent ainsi ; heureusement, le supplice s’achève enfin, et Apple est finalement libre de te suivre jusqu’à la salle de bain — le dernier surnom que le crétin prononce résonne sale entre tes tympans.

Aussitôt la porte refermée, une foule de questions voudraient se bousculer à tes lèvres, mélangées à des dizaines de je t’aime, mais bizarrement, aucun son ne sort tout de suite de ta bouche — l’angoisse, tout à coup, qui te coupe la langue et t’empêche de prononcer un mot.
Tu ne te rues pas aussitôt vers ses lèvres, laisses peut-être deux, — trois secondes ? — de silence complet, avant de l’embrasser dans un souffle. Tu te sens revivre. Tu t’écartes pourtant tout aussi brusquement, comme si un minuteur était déposé quelque part au dessus de ta tête, les secondes défilant à une allure monstre. Toujours plus vite, et tu essaies de penser, de réfléchir au même rythme ; avant de finalement ouvrir la bouche pour laisser s’échapper tout ce que tu n’arrivais pas à dire. « Qu’est-ce qu’il fout ici ?! Tu ne lui as toujours pas dit ? » Tu murmures, as trop peur que l’isolation des murs soient insuffisantes pour les empêcher d’entendre vos mots. Tu te sens observé, cerné de toutes parts par une présence invisible, des oreilles pour entendre et des mains pour vous pointer du doigt. C’est horrible.
Tu ouvres la porte du placard à pharmacie, cherche la pommade pour la passer à ton chéri. Tu n’en as pas oublié l’œil au beurre noir qui semble avoir éclaboussé son visage — « C’est lui qui t’a fait ça ? » Tu ne sais même pas pourquoi tu poses la question ; la réponse te paraît évidente. Ça te rend malade.
Il faut que tu bouges.
Faisant un, deux tours de la pièce, tes gestes sont brefs et angoissés, tu reviens sur tes pas, te repositionnes face à Apple, occupé à se mettre de la crème autour de l’œil. « Tu as besoin d’aide ? » Peut-être poses-tu beaucoup trop de questions, peut-être a-t-il besoin de silence, lui aussi, pas de toi qui t’agites comme si le ciel était en train de vous tomber sur la tête ; il faut que tu respires, que tu te calmes, que tu prennes le temps de réfléchir.
Vous pouvez le faire. Vous pouvez jouer cinq minutes la comédie, prétendre être de simples amis, oui, ça n’est pas réellement ce qui te préoccupe le plus. Ce qui te gêne, dans l’histoire, c’est que tu as l’impression qu’elle ne sera jamais finie, que ce sera le même cauchemar quotidien pour lui, que vous serez toujours dans le noir, sans la moindre chance de vous en sortir. Bon sang. Tu te sens soudainement très mal ; tes yeux restent bloqués vers les siens, une main plaquée contre le bas de ton visage. Qu’est-ce que vous êtes censés faire ? Laisser les choses couler, le laisser continuer de violenter ton ange, le laisser passer sa rage jalouse sur lui ? Jamais. Tu ne le laisseras plus jamais lui faire du mal, ça te fend bien trop le cœur chaque fois que tu en vois les vestiges. Mais que peux-tu y faire ? Il n’y a qu’une seule solution à cela, qu’il s’éloigne définitivement de lui. Cette affaire a déjà bien trop duré, ça ne peut plus continuer ainsi. « Faut qu'on fasse quelque chose. Ça ne peut pas continuer éternellement. » Ta voix est brutalement trop calme, quoi que toujours aussi basse, comparée au chaos intérieur. Oh que oui, car, à l'intérieur, tout bout, rougit, explose et détonne, tout s'agite et pourtant rien, tu ne fais rien de concret. La vérité ? Tu es paralysé par la peur.

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MessageSujet: Re: walking the wire (drappose) Aujourd'hui à 11:16

.Pancake & Alejose.
Do you feel the same when I'm away from you ? Do you know the line that I'd walk for you ? We could turn around or we could give it up. But we'll take what comes, Take what comes. Oh the storm is raging against us now. If you're afraid of falling then don't look down. But we took the step or we took the lead. And we'll take what comes, Take what comes. Feel the wind in your hair, Feel the rush way up here. We're walking the wire, love. We're walking the wire, love. We're gonna be higher. We're walking the wire, wire, wire.


Une apocalypse ne serait même pas aussi destructrice qu’Alejandro et tous ces sévices. Bon sang, ne peut-il donc pas te laisser en paix ?! Juste cinq minutes, juste le temps de lui parler ?! Non, visiblement, et Rose semble tout aussi agacée que toi par son pénible comportement.
Qu’as-tu donc, au visage ?! Tu ne répondras pas, car tu es momentanément privé de ta voix. Muet, tu comprends alors parfaitement ce qu’Ariel, cette chère petite sirène, a pu endurer, puisqu’Alejandro, à sa manière, devient ta propre Ursula, sorcière invétérée. Oh... il suffit simplement de briser un coquillage, pour tout régler, dans le dessin animé, mais comment, comment procéder... dans la réalité ?!
Ça te semble bien plus compliqué...

Cependant, tu aperçois une vive lueur briller au bout du sombre tunnel, lorsque tu te fais gentiment défendre par ta belle. Regarde, Apple, tu n’es pas seul ! La tristesse et la solitude ne seront pas ton linceul ! Courage, allez, parle, exprime-toi ! Ne te laisse pas faire comme ça ; retrouve ta putain de voix ! « M... Merci... » Tu lui rends son bienveillant et chaleureux sourire, même si cela t’écorche la bouche et te fait incroyablement souffrir. « ...beaucoup... » Merci... Merci... pour tout ! Et moi aussi je t’aime, ma princesse ! « C’est... C’est vrai que... que ce métier est... est une grande partie de moi... » Tu n’oses pas encore affronter son regard dur et bien trop froid, mais tu sembles avoir parfaitement récupéré ta voix. Tiens, dans ta gueule, Ursula ! « Mouais, si on veut ! J’aimerais juste que tu rentres à la maison en étant moins amoché ! » Et si, pour commencer, tu arrêtais de me frapper ?!
Enculé.


..... .....

Tu dois rapidement trouver un moyen de quitter cette table et de t’isoler, afin de tout expliquer à ton bébé. Mais que dire ?! Qu’inventer ?! Vite, vite, une idée ! L’excuse de ton œil esquinté vient rapidement t’illuminer, et tu demandes derechef à tes amis où se trouve la crème pour te soigner. C’est d’abord Rose qui prend la parole pour essayer de te l’indiquer, mais elle comprend rapidement que c’est à Drake que tu es en train de t’adresser. Qu’à cela ne tienne, ton bien-aimé s’empresse de t’accompagner, et vous vous isolez – vous enfermez, dans cette salle de bains où, progressivement, tu sens ta vie reprendre ses couleurs de conte de fées...
Après un silence déstabilisant, tes lèvres sont accaparées par celles de ton prince charmant. Ton cœur bat vite, trop vite, et tu es heureux, heureux jusqu’au firmament, de voir qu’il ne doute pas de toi ou de tes sentiments. « Oh... merci... merci, chéri... » Tu le serres fort, très fort, et y trouves une montagne d’amour et de réconfort. Cependant, tu n’échappes pas aux fameuses questions auxquelles tu t’attendais pertinemment : que fait-il ici ?! lui as-tu tout dit ?! « Je... Je lui ai tout dit, hier... et... et il ne me lâche plus, depuis... » Déprimé et malheureux, tu baisses les yeux, sans trop savoir quoi faire pour te sortir de ce problème périlleux. « Il... Il ne sait pas que... que c’est toi, mais... mais il sait tout le restant de l’histoire... » Cela t’aura juste valut un œil au beurre noir. Au final, n’est-ce pas un petit prix à payer, pour cette si grande trahison et cette ignoble vérité ? « Oui... c’est lui... qui... qui m’a fait ça... Mais... il ne l’a pas voulu ; c’est parti tout seul... » Tu te retiens de dire que c’était amplement mérité, tout simplement car tu sais que ton amour t’aurait contredit avec vivacité...

Doudou te donne maintenant le tube de crème apaisante, et tu t’empresses d’en appliquer autour de ton œil gonflé, même si la douleur n’est plus vraiment très présente. Quoi qu’il en soit, le voir faire les cent pas a le don de t’inquiéter, quand bien même tu es d’ores et déjà rongé par la peur des représailles de ton ex fiancé. Cependant, tu reconnais que ton bébé a entièrement raison : vous ne pouvez pas rester comme ça ; c’est un bien trop mauvais climat ! « Oui, il faut agir ! Mais... Mais je ne sais pas du tout quoi faire, bébé ! » Paumé, effrayé et complètement perturbé, tu es à deux doigts de craquer et de pleurer. Mais il faut que tu parviennes à résister, car tu ne peux retourner à la salle à manger avec des yeux éclatés. « Il... Il a menacé de tuer celui... celui avec lequel je... je l’ai trompé ! » Être fort. Ne pas craquer. « Oh, amour, je... je t’aime trop, pour risquer de te perdre ! » Tu blottis tendrement ta tête contre son torse, puisant dans cet amour qui vous unit pour te redonner des forces. « Je voudrais tant retourner là-bas et lui dire que c’est toi, l’homme de ma vie ! Mais... j’ai trop peur de ce qu’il pourrait te – nous ? - faire... » Tu imagines d’ores et déjà la scène : Drake et toi, main dans la main, face à cet espagnol blême : « Alejandro, c’est Drake... que j’aime ! » Oh oui, tu es parfaitement capable d’assumer ! Le seul problème... c’est que tu ignores quelle réaction va pouvoir adopter ton impulsif et dangereux fiancé... « Comment... Comment faire ?! J’ai... si peur qu’il te fasse du mal, bébé... »
Vous êtes bloqués.

..... .....


À table, Rose semble complètement choquée par la réplique incendiaire de l’ex fiancé. Ce n’est cependant pas pour le toucher, le troubler ou le déstabiliser, puisqu’il est convaincu que la belle est parfaitement informée de tout ce qu’il s’est passé entre Drake et son fiancé. « Rose, me prendrais-tu pour un imbécile, toi aussi ? » De toutes ses forces, il rit, sûrement pour faire résonner ce bruit jusqu’aux oreilles des deux amants maudits. Là, vous entendez ? Il rit ; il n’est donc pas en train de vous écouter...
Néanmoins, devant l’air hébété de sa seule compagne féminine de la soirée, Alejandro se radoucit et se dit qu’elle est peut-être aussi idiote qu’il l’a lui-même été. « Alors comme ça, tu ignores qu’ils baisent ensemble depuis des mois ? » Le visage de l’espagnol est flou, brouillé par toutes les émotions contraires qui glissent sur sa peau halée. Que ressent-il ?! C’est quasiment impossible de le deviner. « Dois-je aussi t’apprendre ce qu’est la sodomie, afin que tu aies une image claire, nette et précise de ce qu’ils font, quand tu dors dans la chambre d’à côté ?! » Il se remet à rire ; ses nerfs commencent dangereusement à céder...
Sûrement dépassée par les révélations qui viennent de la frapper, Rose court en cuisine, prétextant s’occuper de son dîner. Quant à Alejandro, il profite de sa solitude et du silence environnant pour écouter les deux amants converser. Il se lève alors de sa chaise, venimeux, multiplie quelques pas silencieux, puis se pose juste derrière la porte où discutent les deux amoureux...
Ils sont définitivement grillés.

Après les avoir suffisamment entendus se bécoter, l’espagnol, révolté, écœuré et dégoûté, retourne en cuisine, auprès de celle qui se lamente d’avoir brulé le dîner. « Ô... crois-moi, ce n’est pas grave ; ils vont vite avoir l’appétit coupé ! » Il sourit d’un air mesquin, tout en commençant à nourrir de bien trop sombres desseins. « Rose, quoi que je fasse, tu es de mon côté, pas vrai ? » Il a besoin d’une alliée, besoin d’être rassuré, besoin qu’on lui fasse comprendre que ses ignobles projets sont justifiés, même si Rose n’y adhèrera sans doute jamais...
Quoi qu’il en soit, soutenu ou non, la haine de son cœur aride lui fait irrémédiablement perdre la raison. « À ton avis, lequel dois-je envoyer dire bonjour à ton papa ? » Est-ce qu’il est en train de plaisanter ?! Il est si impassible que c’est quasiment impossible à déterminer. « Apple... ou Drake ? » Il sait pertinemment qu’elle ne donnera jamais de nom, aussi s’empresse-t-il de sortir une pièce de monnaie de la poche de son pantalon. « Pile... pour Apple ! Face... pour Drake ! » Il lance le centime en direction des mains fébriles de Rose. Qu’elle le rattrape ou le laisse tomber, le résultat sera ce que cette petite pièce décidera d’afficher...
« Alors ? »
Pile ?
Face ?
Le destin de l’un d’entre eux va rapidement être mis en danger...



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