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 ft Poppy - I think that God is gonna have to kill me twice

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MessageSujet: ft Poppy - I think that God is gonna have to kill me twice Ven 4 Mai - 21:11

poppy & stanislas

I think that God is gonna have to kill me twice


Comme les choses peuvent changer en un petit instant. En un claquement de doigts notre vie peut prendre un tournant tout à fait différent voire même surprenant. C’est ce qu’il s’est passé pour moi. Il a suffit de cette soirée catastrophique, d’une violation de domicile de la part de mon dealer, d’un sachet de coke, pour que les choses dérapent mais également évoluent. Si j’avais su. Si on m’avait dit qu’un jour j’avouerai à Poppy qu’elle représentait bien plus qu’une meilleure amie à mes yeux. Si on m’avait dit que nous aurions cette putain de connexion - autant psychique que physique… j’en serais tombé sur le cul. Tout son être a été fait sur mesure pour correspondre au mien. Seule son âme est capable de murmurer des choses à la mienne. Jamais personne n’a pu m’atteindre à un tel point, que même moi je ne me reconnais plus. Je ne suis plus le Stanislas aussi sombre que d’ordinaire. J’éprouve moins le besoin de me droguer - bien que je sois en période de sevrage - tant que Poppy est à mes côtés. Il nous est arrivé, depuis que nous entretenons une relation plus charnelle et plus profonde qu’avant - que nous devions nous séparer le temps de quelques jours, mais dans ces moments-là, j’ai l’impression de perdre tous mes repères. Je divague, je tourne en rond, et le besoin de prendre une dose ou deux devient de plus en plus oppressant. Puis il lui suffit de refaire surface dans mon champs de vision et alors tout s’adoucit. Je retrouve le calme et la sérénité. Je m’apaise quasiment instantanément. Ca parait complètement dingue, surtout lorsqu’on me connait. Pourtant… Poppy est un baume sur mon coeur endolori. Déjà bien avant, elle était tout ce dont j’avais besoin. Mais depuis notre connexion, depuis qu’elle sait plus ou moins ce que je ressens pour elle, ce besoin que j’ai de la serrer contre mon corps, de la toucher, la caresser, tout est encore plus fort. La nécessité que j’éprouve de la posséder est encore plus vive. Et je suis incapable d’aller contre. Mais on ne se prend pas la tête, on vit simplement et rares sont les fois où nous dormons dans nos lits respectifs. La voir couchée là, dans mes draps, contre moi, ça me gonfle le coeur et j’ai l’impression de comprendre les gens qui parlent d’amour. Même si pour moi tout ça est incompréhensible et méconnu.

Je n’ai pas cessé de regarder l’heure sur mon téléphone toute la journée. Je ne finis par tard. Alors à peine l’horloge annonce vingt et une heure que je pose le torchon près de l’évier et me dirige vers mon collègue qui me remplace.  « Y’a pas trop de monde ce soir… » lui dis-je en lui claquant l’épaule.  « Quelque chose de prévu ce soir que tu pars comme un voleur ? » me dit-il avec un sourire jusqu’aux oreilles.  « Ouais, j’ai promis à Poppy de rentrer tôt. » je lui réponds légèrement. Personne n’est au courant de quoi que ce soit pour Poppy et moi. Nous agissons toujours de la même façon en public puisque de toute évidence nous avons toujours été très proches elle et moi. Avant que les gens nous connaissent, ils pensaient quasiment tous que nous étions en couple. Nous leur avions expliqué que nous étions simplement très très proches et que pour nous, nous toucher de cette façon n’était pas ambiguë. Mais c’était avant.  « Cool. Tu lui feras de gros bisous de ma part. » Ses mots, bien que gentils, provoquent quelque chose en moi et je ne peux m’empêcher de le fusiller du regard. Nick est vraiment gentil comme mec, et je sais qu’il n’essayait pas de me faire rager ou quoi que ce soit en disant ça. Il apprécie vraiment Poppy, et n’a jamais tenté de la draguer - du moins pas devant moi. C’est plus fort que moi. Je ne supporte plus qu’on pense à Poppy. Elle est à moi. Je suis le seul à pouvoir penser à elle.

Je n’ai pas tardé sur la route, j’ai même peut-être un peu dépassé les limitations de vitesse. A peine arrivé sur le parking, je descends ma bécane en ôtant mon casque avant de me précipiter vers les portes menant au hall d’entrée de l’immeuble. C’est un vieux bâtiment presque insalubre, mais nous y sommes bien. Notre appartement est un havre de paix - lorsqu’il n’est pas souillé par des sales fils de pute. Par automatisme, avant de pousser la porte, je jette un regard au parking pour vérifier que la voiture de cet enfoiré ne se trouve pas sur notre parking. Rien. Je ne perds pas plus de temps et grimpe les marches quatre par quatre. Cependant, lorsque j’arrive sur le palier, tout ne me semble pas normal. La porte d’entrée n’est pas fermée et plus je m’approche plus j’entends de l’agitation. De la musique, une merveilleuse odeur de nourriture qui ouvre mon appétit et me fait gronder l’estomac et des éclats de voix. Je presse le pas. Pas de voix sourde. Je n’entends pas d’homme. Mais Poppy n’est pas seule et visiblement ce n’est pas un échange des plus amical. Je pousse la porte et ne prend même pas le temps d’enlever mes chaussures.  « Poppy ? » dis-je d’un ton inquiet tout en m’avançant dans l’appartement.
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MessageSujet: Re: ft Poppy - I think that God is gonna have to kill me twice Mar 8 Mai - 21:05

poppy & stanislas

I think that God is gonna have to kill me twice


Irréel. Et à la fois tellement naturel. Si j'avais pu imaginer un seul instant que ma vie prendrait un tel tournant. C'était doux et chaud, ça me portait toute la journée. A l'extérieur rien n'avait changé, mais dès que nous franchissions la porte de notre appartement, nos corps s'appelaient automatiquement, je me retrouvais placardée au mur, ses lèvres happant les miennes, son corps se compressant au mien. Et c'était parfait. Toute la journée, au travail, je trépignais de le retrouver, de sentir son odeur, de glisser mes bras autour de sa taille pour me blottir dans ses bras. Affreusement banal, pathétiquement niais. Mais comme cela restait notre secret, ce n'était pas grave. Parce qu'à l'extérieur, les gens nous connaissaient, notre proximité avait toujours été là, il n'était pas suspect que nous nous lancions des vannes douteuse ou des sous-entendus malsains. Les gens en riaient, parce qu'ils ne savaient pas ce que cela cachait, nous étions de fins acteurs. Je n'avais jusqu'alors pas l'envie que ça se sache. C'était au contraire bien plus plaisant de n'avoir de compte à rendre à personne, d'explications à donner, ou de promesses à faire. Nos promesses étaient silencieuses, parfois les mots me brûlaient les lèvres mais ne les franchissaient jamais. Stan comprenait très bien mon attachement seulement en me voyant fondre pour lui davantage tous les jours. J'aurais été capable de passer des heures à parcourir son corps du bout de mes doigts. Chaque matin était un paradis quand je me réveillais dans ses bras. Et l'extase ? Comment y mettre des mots, ça dépassait tout entendement. Stan m'avait emmenée plus loin, plus haut que je n'avais jamais été avec toutes mes conquêtes confondues. J'avais pour ainsi dire découvert l'orgasme avec lui. Il avait le don de me connaître sans que j'eus le moindre mot à dire, nos besoins et envies se coordonnaient à la perfection.

Malgré tout, je restais fidèle à moi-même, dans ma tête se brouillaient un million de questions, et les doutes quant à l'avenir me terrifiaient quand le soir Stan ne rentrait pas, car travaillant tard. J'étais à la fois incapable de concrétiser les choses tout comme j'étais incapable d'imaginer un avenir sans lui. Nous étions allés trop loin à présent, pour que je puisse me soustraire à cette addiction qui me malmenait. Stanislas était devenu ma drogue, cet homme qui savait tout de moi, qui savait comment me faire rire, pleurer, m'envahir de colère ou me faire grimper aux rideaux. C'était presque improbable que Poppy Hamilton se soit laissée ainsi faire, tombant toujours plus dans sa dépendance. L'improbable n'existait pas quand Stan était là. C'était totalement le genre d'homme propice à l'oubli de ses propres convictions, certitudes et principes. Je me laissais aisément convaincre quand ses yeux noirs s'ancraient en moi, me lisant comme dans un livre ouvert, me voyant aussi transparente que de l'eau. Je n'avais plus aucune volonté, quand ses doigts frôlaient ma main, que ses lèvres se perdaient dans mon cou et que son autre main se faufilait sous mon t-shirt. Bon ok, j'en reviens toujours à ça, et j'en suis désolée, ma tête ne s'emplit que de lui, j'en suis littéralement obsédée. Mais en réalité, non, il n'avait même pas besoin de me toucher. Même de dire un mot. Sa présence suffisait. Mes remparts fondaient tel un glaçon dans un cocktail par temps de canicule. J'aurais pu crever pour une minute de plus de « lui ».

Cela aurait du me mettre la puce à l'oreille. Cette obsession devenait malsaine. Quand je ne le voyais pas rentrer le soir, que j'oubliais qu'il travaillait plus tard, je l'imaginais dans les chiotte de son bar, en train de baiser une brune pulpeuse, aux lèvres carmin. J'alimentais ma propre psychose. Mais quand il rentrait, le doute n'existait plus, je me laissais à nouveau bercer par la douce chaleur de ce « nous » récent qui se formait doucement. Notre vie n'avait pas réellement changé pour autant, nous étions juste encore plus connectés musicalement, je devinais le moindre geste de ses doigts sur les cordes de sa gratte avant même qu'il n'eut à les penser. A côté de cela, nous regardions toujours nos vieux films d'horreurs pourris, bouffant des saloperies à longueur de temps. Bien qu'il était difficile de voir la fin de ces oeuvres visuelles. Je parvenais également, sans lui en parler, à apaiser mes tendances à me faire vomir. Il me faisait du bien, nous étions de nouveau en phase, comme avant cette grosse crise qu'avait été la découverte de la drogue dans ses affaires. Sauf qu'un point noir avait commencé à vraiment me tourmenter, dans cette nouvelle vie qui s'améliorait de jour en jour, malgré la crainte de voir à nouveau notre appartement souillé par mon agresseur de l'autre fois.

Ce point noir avait la silhouette parfaite, les cheveux noirs, et un bonnet D. Ce point noir s'appelait Lidia. Il aurait été plus facile de la critiquer si elle n'avait pas eu ce que toutes les femmes envie, ce corps à damner un saint qui même-moi qui était hétéro savait attester de sa sensualité. Le défaut de Lidia revêtait dans son comportement. Visiblement, sa maladie à elle, c'était sa mythomanie. Il nous avait fallu longtemps à moi et Stan pour nous en apercevoir, vu qu'elle entrait dans notre cercle d'ami progressivement sans que nous le voulions nécessairement. J'avais déjà vu le regard de Stan sur son cul, et ça bien avant que notre relation prenne un nouveau tournant. Il l'a trouvait bonne, et je le savais. Mais à côté de cela, lui comme moi avions au fur et à mesure compris son problème. Le plus gros souci était surtout que cette tendance au mensonge était si naturel chez elle et amené de manière si naturelle, qu'il était difficile de déceler le vrai du faux dans ce qu'elle nous disait. Elle ne possédait pas le grain de folie dans le regard propre à certaines de ces personnes qui s'inventent une vie. Et ça la rendait d'autant plus dangereuse. Ces derniers-mois, Lidia s'était mise à faire une fixette sur Stan. Et plus il l'envoyait bouler, plus elle était à son cul. Cela me saoulait, depuis longtemps, j'avais fini par l'avoir dans le pif, elle était déjà devenue un sujet épineux entre moi et Stan, alors qu'on ne couchait même pas encore ensemble. Sans doute parce qu'elle avait déjà foutu la merde dans notre groupe de potes. Un couple s'était entre-déchiré, un ami en était tombé amoureux, ce genre de connerie basique qu'on trouve dans tous les groupes d'amis en vrai.

Mais quand ce soir, elle débarqua chez nous sans préliminaires, je crus devenir folle. Faut dire que le contexte y était, je n'avais pas vu Stan la veille parce qu'il taffait trop tard, quant à moi, je commençais très tôt au magasin, je ne pouvais me permettre de l'attendre. J'avais dormi dans son lit, pour respirer son odeur à fond, mais cela n'avait pas suffit. Alors ce soir, j'étais une pile électrique. J'avais envie de parler à Stan, pas nécessairement de concrétiser quoique ce soit, mais de voir ce qu'il pensait de notre situation. Je n'en savais trop rien, mais je ne voulais pas éluder en baisant ou regardant un écran. Alors, j'ai profité que mon horaire du lendemain le permette, pour mettre les petits plats dans les grands. Je voulais avoir de quoi l'accueillir comme il le méritait. Alors j'avais cuisiné. Le moelleux au chocolat refroidissait déjà, mais il nous restait le plat principal. J'étais loin d'être la ménagère parfaite, et encore moins une cuisinière hors paire, alors je m'étais contentée de la simplicité, en préparant une sauce d'un livre de recette trouvé au magasin accompagnant des tagliatelles. Plusieurs fois je m'étais arrêtée en me demandant si j'en faisais trop, s'il n'allait pas se foutre de ma gueule de me mettre ainsi au fourneaux, c'était loin de mon idée d'être la petite femme parfaite. Non, je ne voulais pas donner l'illusion d'un couple mielleux et baveux. Je ne savais pas comment justifier mon envie de faire plaisir. Mais c'est lorsque je menais la sauce au poulet et poivrons à mes lèvres que j'entendis frapper à la porte. Je me brûlais en passant, sous la surprise et lâchais un quinzième « putain », depuis le début de ma préparation.

J'eus le temps de flipper un peu, étant donné que tout le monde passait par l'interphone, cela voulait dire que la personne avait passé la porte d'en bas de l'immeuble. Un moment, je me revis plaquée contre le mur, un couteau sous la gorge, et un vilain frisson me parcouru l'échine. C'est pourquoi, lorsque j'ouvris la porte, je fus presque soulagée quand je vis Lidia, juchée sur ses hauts talons. Mon sentiment passa bien vite. « Tiens, Lidia, qu'est-ce que tu fais là ? » « En voilà une façon de m'accueillir ! Stan est là ? » Tout dans son attitude me devenait insupportable, surtout qu'elle frottait encore son cul à l'entrejambe de Stan pas plus tard qu'il y a 3 jours, lorsque nous sortions tous ensemble et qu'elle avait profité de l'ébriété générale pour danser comme une pute contre lui. Son rire cristallin me sembla presque agressif. Elle se pencha pour regarder dans l'interstice de la porte. « Stan n'est pas là. » « Oh, j'imagine qu'il va bientôt rentrer ? » Elle me força presque la main, s'imposant dans notre entrée sans complexe. « Je suis pas sûre, il m'a dit qu'il rentrerait sans doute tard.» mentis-je. En vrai j'avais reçu un texto de Stan me signalant qu'il rentrerait vite, il y avait à peine quelques minutes. « Pourquoi tu veux le voir ? » Elle me lança un sourire plein de dents, j'avais tellement envie de les lui faire avaler. « Ho tu sais, ça semble se concrétiser avec lui ». Rappelle-toi que c'est une mytho, Poppy. « Lui et moi, je pense que ça peut marcher... Faut que je lui parle, tu sais, avec ce qui s'est passé... » Elle passa sa main pleine d'ongles manucurés dans ses cheveux trop parfaits. « Ha ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Elle leva les sourcils d'un air surpris. « Ho, ben je pensais que vous vous disiez tout, toi et lui... Il a peut-être voulu te protéger... » Son rire à nouveau, et à nouveau mon envie de la fracasser. « On a couché ensemble, l'autre soir, il m'a dit tout un tas de trucs. » Mes dents se serrent.  « Il a vraiment l'air d'avoir envie de se poser... il a peut-être enfin trouvé la fille qui lui fallait, faut croire. » Et la gifle qui part toute seule interrompre son rire insupportable qui refait surface. « Ta gueule ! » Elle me regarde choquée : « Mais ça va pas ou quoi ?? » « Dégage de chez moi, sale pétasse de mytho. » « T'es vraiment cinglée ma parole ! » Des mots fusent, je ne sais plus trop quoi, jusqu'à ce qu'elle lâche finalement : « Putain, il a vraiment raison, il te manque un grain, je comprends qu'il en aie marre de vivre avec toi ! » C'est la phrase de trop, je vois rouge, je la chope par ses cheveux parfaits. Nous nous retrouvons à nous battre de manière un peu pathétique, mes ongles griffent à un moment son visage angélique tandis qu'une odeur de brûlé commence à se faire sentir. Putain, elle gâcherait même ma sauce. Jusqu'à ce que Stan passe le pas de la porte, je n'ai plus notion de rien que la colère qui m'anime envers cette garce. Je me prends son coude dans le visage juste à ce moment là et mon nez se met à saigner presque instantanément. Je m’apprête à lui péter la gueule à coup de poing, ne soupçonnant jusqu'alors pas à quel point ma violence pouvait aller loin quand mes yeux se heurtent à ceux de Stan et que les bras tombent le long de mon corps. Lidia, se met à pleurer et court dans ses bras, entourant sa nuque de ses bras en gémissant : « Elle est folle, putain, Stan. » Un frisson de rage me parcoure, tandis que je frotte mon nez ensanglanté de mon poignet, me retenant de la défoncer à coup de pieds. Pour la première fois, je comprends la rage qui anime Stan, je n'ose même pas imaginer ce qu'il a du ressentir quand j'ai ramené ce mec, l'autre fois quand moi je tuerais bien une femme juste pour ses divagations.
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MessageSujet: Re: ft Poppy - I think that God is gonna have to kill me twice Jeu 10 Mai - 1:23

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I think that God is gonna have to kill me twice


Ce n’est pas un son qui me provient de l’appartement, ce ne sont pas les pas lourds de quelqu’un qui court dans notre appartement, ce ne sont pas non plus des coups portés contre un mur, non. Ce sont simplement les martèlements de mon coeur qui s’excite dans ma poitrine. La dernière fois que je suis entré dans notre petit havre de paix sans que la porte soit fermée à doubles tours, mon dealer venait de menacer Poppy, le soleil de ma vie, d’une lame tranchante contre sa gorge. Parfois encore je me réveille en sursaut, la cherchant à tâtons dans mon lit de peur qu’elle ne s’y trouve pas. Parfois encore j’ai peur de ce qu’aurait pu faire cet enfoiré et tous les jours j’ai envie d’aller démonter cette pourriture qui a osé s’en prendre à la prunelle de mes yeux. Souvent je regarde la fine plaie rose pâle sur son cou et je m’en veux. Terriblement. Je m’en veux de l’avoir mêlée à tout ça, d’avoir apporté cette merde sous notre toit qui se voulait protecteur, tout comme moi. Alors en arrivant ce soir devant cette porte entrebâillée, le son de voix étouffées me parvenant, mon coeur s’emballe instinctivement. Mes pieds s’activent, mon corps me porte à l’intérieur de l’appartement. Je suis en pilote automatique, je n’ai pas le temps de réfléchir à ce qu’il va se passer, ni à ce qu’il est en train de se passer. Mes yeux ont besoin de la voir, tout de suite, immédiatement. C’est fou cette peur qui me tiraille les entrailles, qui me prend littéralement aux tripes. J’en ai presque la gerbe. Je me prends surement le chou pour rien, je psychose, je m’imagine des tas de trucs. Le problème est que lorsqu’il s’agit de Poppy j’ai l’esprit beaucoup trop fertile. Ca a toujours été comme ça. Depuis que j’ai posé mes yeux sur elle j’ai su que je ne serais jamais tranquille, que je n’aurais plus jamais l’esprit apaisé, pas temps que je ne l’aurais pas sous les yeux. C’est comme ça. Je me foutre de la Terre entière, la population mondiale peut bien crever du jour au lendemain, j’en ai strictement rien à foutre. J’ai juste besoin que Poppy, ma Poppy, aille bien. Et je sais que là tout de suite, ça ne va pas. Je ne sais pas encore à quel degré, mais je vais bientôt le découvrir. Merde.Poppy n’en a absolument pas conscience, mais elle me fout à terre. Je suis une putain de boule de stress, un putain de corps rongé par l’angoisse. Ca m’emmerde. Je dois être fort et puissant, pas bousillé par la flippe.

« Putain, il a vraiment raison, il te manque un grain, je comprends qu'il en aie marre de vivre avec toi ! » Je m’arrête net en entendant la voix suave de Lidia. Putain de merde Je m’arrête quelques secondes pour tenter de mettre les pièces aux bons endroits. Je n’y comprends plus rien. Qu’est-ce-que cette connasse fait ici, dans notre appartement ? En quelques enjambées j’ai rejoint les deux femmes. Poppy mène visiblement la danse, agrippant avec fermeté la tignasse brune de Lidia. Je perçois une sorte de vengeance dans son geste. Depuis que nous nous connaissons je m’évertue à ne baiser que des femmes qui se trouvent être le strict opposé de Poppy. Je m’en rends compte à ce moment précis. Lorsque ma lionne arrache presque la perruque brune de l’autre pimbêche qui lui fait face. Passé un temps Lidia m’attirait, comme toutes les nanas dans son genre. C’était simple. Elle était simple. Elle me chauffait, je la coinçais dans un coin. Mais aujourd’hui, lorsque je vois ses ongles se planter dans la peau de Poppy, j’en ai la gerbe de me dire que cette pauvre fille a pu m’attirer ne serait-ce qu’une seconde. Au fond, je n’ai jamais été très regardant quant à mes conquêtes, du moment qu’elles pouvaient me faire oublier mon obsession pour la petite blonde qui occupait constamment mon esprit. A cet instant précis je ne reconnais pas Poppy. Elle est animé d’une rage qui me semble beaucoup trop familière mais cette vision me gêne. Ce n’est pas elle. C’est moi. Et je refuse de lui déteindre dessus. C’est hors de question. La vision de ces deux femmes se battant bec et ongles dans mon salon aurait pu me faire bander, auparavant. J’aurais carrément prit mon pied à les mater se démonter la gueule, de voir la possessivité de chacune s’exprimer. L’ego d’un homme est très sensible et délicat, de voir de gonzesses s’arracher les yeux pour lui, ça ne peut que rebooster de milles points son ego. Cependant, étrangement, ça ne me plait absolument pas. J’ai envie de péter chaque doigt que cette pouffe ose poser sur ma copine. Et alors que mon apparition distrait légèrement cette dernière, Lidia en profite pour faire voler son coude dans son nez, provoquant le recul de Poppy dans un grognement de douleur. Mes mâchoires se serrent violemment tandis que je fais un pas en avant, mes yeux rivés sur Poppy, prêt à la secourir comme ce putain de preux chevalier que je suis avec elle. Mais Poppy n’en a strictement rien à foutre. Elle voit littéralement rouge et je ne connais que trop bien ce sentiment. Son regard n’est plus noir, il est au-delà, je sais pertinemment qu’elle est en train d’abattre Lidia dans sa tête. Tandis que toute mon attention rivée sur Poppy, je ne remarque pas que Lidia s’apprête à se jeter sur moi. Ce n’est que le regard de ma lionne qui m’alerte. J’ai à peine le temps de tourner la tête vers Lidia, qu’elle se jette à mon cou, le visage baigné de larmes. Tout mon corps se crispe. S’il y a bien une chose que je ne supporte pas, c’est qu’on me touche à mon insu, sans que j’en ai donné la permission. Même Poppy a dû batailler quelques temps avant de pouvoir poser sa main sur mon avant bras sans me faire sursauter ou me faire serrer le poing. La proximité avec cette fille me donne la nausée. Il n’y a plus qu’une seule femme qui ait le droit de poser ses mains sur moi, de presser son corps chaud contre le mien. Mes yeux rencontrent ceux, brûlant d’une rage farouche, de Poppy. Je comprends immédiatement qu’elle n’a qu’une envie, c’est de démonter Lidia. Et ce n’est pas l’envie qui m’en manque non plus. « Elle est folle, putain, Stan. »

Rageusement, je décroche les bras de la fille et la repousse loin de moi. Je ne peux pas tolérer qu’elle ose parler de Poppy comme ça. Mes mâchoires sont tellement crispées qu’elles en deviennent douloureuses. Je fulmine littéralement de rage. Mon poing se serre mais ça ne sert à rien. Je n’ai jamais levé la main sur une femme, ce n’est pas aujourd’hui que je vais le faire. Je me refuse de frapper une femme. C’est beaucoup trop d’emmerdes, contrairement aux hommes. Quelques coups de poings bien placés et l’affaire est réglée, on en parle plus. Le mec ne refoutra de toute évidence pas les pieds chez moi - le visage de l’autre connard qui s’apprêtait à baiser Poppy la dernière fois s’impose à moi. Je grogne en secouant la tête. Ca ne sert à rien de penser à ça maintenant. Je ne frapperai pas Lidia, parce qu’avec les femmes c’est tout de suite la merde la plus totale. Une baffe et nous voilà les menottes aux poignets. Je suis déjà bien trop proche de la taule pour risquer quoi que ce soit. Je me refuse d’abandonner Poppy.  « C’est toi la tarée, Lidia. » je m’approche d’elle, le corps tendu à l’extrême. Bien qu’elle n’ait rien d’autre qu’un putain de pois chiche à la place du cerveau, Lidia semble comprendre que je ne rigole absolument pas et recule d’un pas.  « Je t’interdis de parler de Poppy comme ça, sous son toit, notre toit. En fait je t’interdis même de poser les yeux sur elle. » Je m’approche encore un peu plus d’elle, et Lidia se retrouve acculée contre le mur. Pourtant, contrairement à toutes les fois où je le fais avec Poppy, ce n’est absolument pas érotique. Loin de là. Ca pue littéralement le danger. Lidia se recroqueville tandis que je m’approche un peu plus d’elle pour grogner à son oreille :  « La prochaine fois que tu oses mettre les pieds chez moi et agresser ma Poppy avec ta bouche pleine de merde, je te bute Lidia… Je te jure que je n’hésiterai pas une seule petite seconde. » Je deviens sanguinaire. Très lentement je recule mon visage, un sourire carnassier s’est peint sur mes lèvres et les larmes de Lidia continuent de rouler sur ses joues tandis que son corps est parcourut de tremblements. Aussi vif que je peux l’être, j’attrape son menton entre mes doigts et le serre, un gémissement de douleur franchit ses lèvres. De mon autre main que je plaque contre le mur, je lui bloque le passage. elle ne peut pas me fuir. Je sens Poppy dans mon dos, prête à lui sauter dessus comme un foutu pitbull enragé si elle ose faire le moindre geste. Ca me plait.  « T’aimerais que je te baise Lidia hein ? Chaque nuit ? Mais j’aime pas les raclures dans ton genre. Tu vois celle que tu as insultée et amochée derrière moi ? Il n’y a plus qu’elle à présent. T’es qu’une putain de raclure Lidia, toi et tes putains de mythos merdiques. Des mecs, j’en ai défoncés pour moins que ça. » Je vois son regard qui signifie « t’abuses Stan ». Je ris :  « Tu trouves que j’exagère ? Si tu ouvres ta bouche, je te ruine Lidia… Maintenant casses-toi de chez nous avant que Poppy te démonte et que je la regarde faire. » lui dis-je en balançant son visage sur le côté. Elle n’hésite pas une seule seconde et se précipite vers la porte. Pas un seul regard en arrière, pas un seul mot, rien, seulement des hoquets de peur qui résonnent dans les escaliers de notre immeuble.
Tout mon corps est encore sous pression. Je fais toujours face à la porte d’entrée que Lidia a claqué derrière elle en quittant les lieux. J’expulse l’air de mes poumons avec rage et cherche à ma calmer avant de me tourner vers Poppy. Son nez saigne et je dois prendre sur moi pour ne pas courir après cette pute et la monter en l’air. Je m’approche de Poppy, les mains tremblantes, avant de prendre son visage entre mes paumes rugueuses. Durant quelques secondes j’examine son visage et lâche finalement :  « J’suis désolé bébé… encore une fois, tu pisses le sang à cause de moi. » Je serre les dents avec rage. Putain. J’ai envie de taper dans quelque chose, de démonter un mur à mains nues, de briser des os… Mais je reste là, plus ou moins calme face à Poppy.
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MessageSujet: Re: ft Poppy - I think that God is gonna have to kill me twice Lun 14 Mai - 21:12

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I think that God is gonna have to kill me twice


Et elle n'arrête pas. Dans ses gestes de pauvre femme vulnérable atteinte dans sa fragilité, sa poitrine se presse contre le torse de Stan dont je ne parviens pas à croiser le regard. Mes yeux sont trop brouillés d'une colère interne qui sillonne dans la moindre de mes veines, faisant trembler ma main qui frotte mon nez ensanglanté de manière nonchalante. Je n'arrive pas non plus à me reconnecter à la réalité, tant cette vision de cette pute éplorée me détruit le ventre. Je me retiens de me jeter sur elle une bonne fois pour toute, mais dans ma tête, mes pouces s'enfoncent profondément dans ses yeux. Je voudrais la voir convulser sous mon poids. Je voudrais l'entendre pleurer vraiment, pas pleurnicher comme elle le fait là tout de suite pour attirer la pitié de Stan. Pauvre conne. Stan n'a plus d'yeux que pour moi, essayai-je de me dire. Je suis la seule qui a de l'importance, toutes les autres c'est fini, il n'y a plus que moi et il n'y aura jamais que moi. Une nausée me parcoure, ma bouche est pâteuse, et dans mon nez l'odeur de la sauce cramée me ramène les effluve d'un parfum d'enfer où j'ai envie de laisser cette Lidia sur un bûcher. Parce qu'intérieurement, si j'ai envie de lui cracher que Stan n'a même plus le moindre désir de poser un simple regard sur elle, je n'arrive pas à en être convaincue, et c'est ça qui me détruit le plus, en cet instant. Je comprends son sentiment de l'autre fois, cette envie de tout dégommer quand un autre que lui me touche. Pourquoi ? Parce que je sais ce qu'il a ressenti, cette idée de voir l'autre accessible par d'autres. Le fait de constater que Stan n'est pas à 100pourcents à moi, quoique j'en pense, cela me détruit. Je ne suis pas d'un naturel jalouse, mais quand il s'agit de lui, je voudrais que tous ses regards m'appartiennent, je jalouserais ses vêtements de couvrir son corps, je jalouserais l'oxygène d'emplir ses poumons. C'est maintenant que je me confronte à cet aspect nouveau de notre relation, que je comprends que cela ne suffira pas. Pas comme ça. Je le veux tout entier ou pas du tout. Des instants volés dans notre appartement, ça ne me suffit plus. Je veux pouvoir crier au monde que ce mec m'appartient et qu'aucune n'a droit de poser le moindre doigt sur sa beau halée.

Quand je pense à ce repas que j'étais en train de préparer, je ne sais pas si je me sens ridicule ou toujours aussi sûre de moi. Mon regard s'attarde sur le fessier ferme de la brune qui se colle contre mon mec, sur ses jambes interminables débouchant sur ses talons. Encore une fois je suis frappée par la perfection physique de cette meuf, quand moi je suis en chausson, mini short et t-shirt de métalleuse, soucieuse de paraitre naturelle pour ne pas donner à ce soir un côté trop formel. Me voilà bien dépourvue devant cette femme toute en courbe et en sensualité dont la bouche est trop proche de celle de celui qui me fait chavirer. Stan n'a aucune conscience des désir de meurtres qui tourbillonnent en moi comme une tornade, j'ai envie de tout détruire sur mon passage, à commencer par ce visage trop parfait de cette femme pulpeuse.

Une bouffée de jalousie supplémentaire m'élance vers eux quand je m'interromps dans mon geste, car Stan repousse violemment Lidia d'un bon mètre. Alors, enfin, mes yeux se posent sur Stan et le voient vraiment. La brume qui voilait mon regard s'évapore un peu, juste suffisamment pour pouvoir l'observer. Je vois son poing qui se serre, et sous la colère nait un autre sentiment, un sentiment de peur. Soudain, j'ai peur qu'il s'en prenne à elle, lui aussi, et bien que je n'ai rien à foutre de sa petite tête de pétasse, l'idée qu'il puisse y avoir des répercutions pour Stan me fout les boules. Mais il reste immobile. « C’est toi la tarée, Lidia. » Mon souffle se coupe, tandis que mes yeux toujours remplis de haine vont de l'un à l'autre, tandis que je me retiens d'exploser, moi aussi. Malgré tout, la réaction de Stan me rassure étrangement, comme si je n'avais plus confiance en rien. Comme si j'arrivais à croire tous ces mensonges. Lidia a réussi à faire naître en moi cette petite image. Cette image du Stan qui a désormais eu tout de moi, et ne me trouve plus d'intérêt. Elle se recule, apeurée par la réaction de Stan, pensant sans doute qu'il allait initialement aborder dans le sens de ses larmes de crocodiles. Stan m'est loyal.  « Je t’interdis de parler de Poppy comme ça, sous son toit, notre toit. En fait je t’interdis même de poser les yeux sur elle. » Soudain, le flot de parole de tout à l'heure semble s'être tari, quand je la vois se recroqueviller, plus aucun son ne semble pouvoir s'échapper de sa bouche. Mais moi, je ne vois que Stan. Malgré moi, je suis aussi amoureuse de ça, de cette façon de réagir, de cette manière de venir voler à mon secours. Même si un peu de moi regrette de ne pas avoir pu clôturer ça moi-même. Je ne suis pas une putain de princesse qu'on doit sauver de sa haute tour d'ivoire. « La prochaine fois que tu oses mettre les pieds chez moi et agresser ma Poppy avec ta bouche pleine de merde, je te bute Lidia… Je te jure que je n’hésiterai pas une seule petite seconde. » L'expression de Stan est terrifiante, c'est parce que je le connais que je sais qu'il ne lui ferait rien, sinon j'aurais pu penser autant qu'elle qu'il allait la fracasser. Ses doigts enserrent son menton, son autre main se plaque sur le mur, l'acculant contre celui-ci. Je sens un plaisir malsain à la tétaniser s'émaner de Stan.  « T’aimerais que je te baise Lidia hein ? Chaque nuit ? Mais j’aime pas les raclures dans ton genre. Tu vois celle que tu as insultée et amochée derrière moi ? Il n’y a plus qu’elle à présent. T’es qu’une putain de raclure Lidia, toi et tes putains de mythos merdiques. Des mecs, j’en ai défoncés pour moins que ça. » J Ma tête s'est arrêtée à « il n'y a plus qu'elle », à l'intérieur cela me bouffe davantage, j'ai envie d'hurler que je n'en ai aucune preuve, et que des pétasses dans ce goût-là, il y en a à la pelle. Si ma rage reste bien présente envers Lidia et que je me retiens de la balafrer de partout, je me surprends aussi à avoir la haine sur Stan.  « Tu trouves que j’exagère ? Si tu ouvres ta bouche, je te ruine Lidia… Maintenant casses-toi de chez nous avant que Poppy te démonte et que je la regarde faire. » Si seulement ! Ma rage absolument pas calmée, je suis condamnée à la voir partir, pour moi Stan vient juste de la sauver, j'ai envie de lui cracher aux pieds et de l'engueuler de ne pas m'avoir laissée terminer. Il souffle profondément et quand je vois ses yeux se tourner vers moi, je crois voir cette flamme, cette violence que je connais si bien, pourtant dans son attitude je ne vois qu'un « tout est bien qui finit bien » que je m'invente sans doute sur le coup de la colère. « J’suis désolé bébé… encore une fois, tu pisses le sang à cause de moi. » Sa mâchoire se contracte, cette gueule de caïd me donnerait d'habitude l'envie de le baiser maintenant tout de suite, mais ici, la violence est toujours trop féroce, je me surprends à n'avoir pas eu mon compte. « Ouais. Y en aura combien des pétasses de ce genre dis-moi ? » Je n'arrive pas à me calmer face à ses mots à mon égard prononcés face à cette garce. Tout cela ne me suffit pas, je veux du concret, du réel, putain. Je secoue la tête l'air de dire « laisse tomber » et me dirige vers la cuisine. Je chope un bout de scottex en passant et me le fout sous le pif qui visiblement continue à saigner. Gardant le papier pressé contre mon nez, je retire rageusement la poêle du feu pour la taper dans l'évier violemment, constatant que tout est calciné comme je l'avais craint. Je coupe le gaz, sentant la présence de Stan, je me tourne finalement vers lui et plante mon regard brûlant de colère vers lui. « Je peux plus, Stan. Tout ça, ça me suffit plus. J'veux pas à avoir justifier ma place auprès de toi chaque jour qui passe. J'peux pas... » Mon poing part tout seul et frappe le plan de travail avec force, je sens la douleur répandre l'endorphine en moi. « Bordel ! Combien de meuf je vais devoir voir te tourner autour sans pouvoir rien dire ? » C'est moi l'handicapée sentimentale qui dit ça, sérieusement ? Cette situation je l'ai voulue autant de lui, pour vivre heureux vivons cachés, mais non, je n'y arrive plus, ça me dépasse. « Je suis QUOI finalement, pour toi, Stan ? Dis-moi ? J'arrive plus à nous définir, putain. » J'éponge mon nez qui semble s'être calmé puis me détourne de Stan en tentant de contrôler ma colère qui m'enflamme. « C'est bon, laisse tomber. » Parce que je sais, je sais que Stan sera incapable de me répondre, je connais tant et si peu de lui, qu'il m'est désormais impossible de le comprendre.
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MessageSujet: Re: ft Poppy - I think that God is gonna have to kill me twice Jeu 17 Mai - 23:26

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I think that God is gonna have to kill me twice


Mes yeux ont beau fixer son visage, ont beau tenter de la scanner, je ne reconnais pas ma Poppy. Quelque chose en elle boue, mes excuses glissent sur elle comme si elle était imperméable. Dans ses yeux quelque chose que je ne lui connais pas brille, semble enflammer son être tandis que mes doigts caressent doucement la peau douce de sa mâchoire. Les traces rouges sur son visage accrochent mon visage. Ce sang que je n’avais encore que rarement vu couler, n’a fait que ça ces derniers mois, et ce par ma faute. Si je le pouvais, je me fracasserais le crâne contre le mur, ou si j’étais à la place de Poppy, je me rouerais de coups pour me punir d’apporter que de la merde dans sa vie. D’une autre part, si j’étais un mec bien qui ne voulait réellement que le bien de Poppy, je lui lâcherais les basques pour trainer ma merde loin d’elle. Mais je ne suis clairement pas ce gars bien, je suis celui égoïste, qui ne pense qu’à lui et qu’à sa gueule. Je refuse tout simplement de vivre loin d’elle, même si pour ça, je dois la voir se faire harceler par des pétasses qui pensent avoir un quelconque droit sur moi. Tout ça, cette situation, me révulse. Mais que faire ? J’ai trop longtemps trainé mon corps de chien de la casse vers ce genre de nanas pour qu’elles arrêtent du jour au lendemain de penser que je leur appartiens. Malgré mes excuses, Poppy ne semble pas se calmer, malgré la proximité de nos corps je la sens plus distante que jamais. Et son mouvement de tête pour échapper à mes paumes ne fait que me confirmer cette impression. La voilà s’écartant de moi pour se rendre dans la cuisine. « Ouais. Y en aura combien des pétasses de ce genre dis-moi ? » son ton est froid et sec. Elle ne me regarde pas tandis qu’elle me balance littéralement ces mots à la gueule. Elle me tient pour responsable. Je ne peux pas lui en vouloir. Après tout, c’est après moi qu’en avait Lidia. Poppy a raison, combien de filles dans son genre risquent de lui faire ce genre de crise ? A croire qu’elles ont toutes senties que je n’étais plus « disponible » pour une partie de baise. Il ne faut pas croire, elles se vantent toutes de m’être passé sur le corps, elles parlent et s’interrogent. Si aucunes d’elles n’a eu de mes nouvelles récemment, elles se doutent bien que quelque chose se trame. Bientôt elles s’en prendront directement à Poppy. Lidia a déjà franchi une grosse barrière en débarquant chez nous. Jamais elle n’avait été invitée, ni aucune d’entre elles. Mes mains retombent lourdement le long de mon corps, mes doigts se crispent tandis que je scrute Poppy attrapant un bout de papier essuie-tout pour éponger le sang qui semble toujours couler de son nez. Plus je pense à la scène qui vient de se passer, plus j’ai envie de courir après cette pute de Lidia et de lui faire bouffer ses dents pour avoir frappé Poppy. Aussi calmement que je le peux, je suis ma lionne dans la cuisine, silencieusement, tandis qu’elle s’active devant les plaques de cuisson sur lesquelles se trouvent plusieurs casseroles et poêles dont une qu’elle attrape pour finalement la taper contre l’évier faisant un bruit de tous les diables. Je serre les dents à l’entente de ce son étonnement agaçant. Rares sont les fois où j’ai pu voir Poppy dans cet état, mais je peux clairement dire qu’elle est dans une rage noire et qu’elle est incapable de se calmer. Et étrangement, je ne me précipite pas pour la calmer puisque je suis la raison de sa rage. « Je peux plus, Stan. Tout ça, ça me suffit plus. J'veux pas à avoir justifier ma place auprès de toi chaque jour qui passe. J'peux pas... » Ses yeux sont deux puits sans fonds, aussi noirs que le ciel orageux, aussi envoûtant que la tornade d’émotions qu’elle créé en moi. J’avale difficilement ma salive à cause de la boule qui s’est formée dans ma gorge. Je suis dans l’incompréhension la plus totale. Qu’essaie-t-elle de me dire ? Je n’ai jamais vécu ce genre de situation. Est-elle en train de m’écarter, de m’envoyer balader ? De mettre un stop à ce que nous vivons à cause de cette chienne qui est venu chez nous avec ses merdes plein la bouche ? Je n’en crois pas mes oreilles. Mes mâchoires se crispent d’avantage - tant que je ne pensais pas qu’il était possible que je les serre plus. Je m’apprête à lui demander ce que je dois comprendre lorsqu’elle lève son point pour l’abattre avec violence sur le plan de travail. Le bruit sourd résonne dans mes oreilles et je me jette sur elle pour attraper son bras avant qu’il ne reparte une nouvelle fois et qu’elle se brise quelque chose.  « Wowh wowh wowh. » dis-je en serrant son poignet pour la maintenir. « Bordel ! Combien de meuf je vais devoir voir te tourner autour sans pouvoir rien dire ? Je suis QUOI finalement, pour toi, Stan ? Dis-moi ? J'arrive plus à nous définir, putain. » Ses mots me heurtent de plein fouet, j’ai l’impression de me faire rouler dessus par un putain de TGV. Je recule sous la violence de ses mots. Ce n’est pas tant ce qu’elle dit que la façon dont elle les prononce, ce sont surtout ses pensées que je devine derrière ses paroles qui me font mal. Je perçois se doute qui teinte le bleu de ses yeux, je lis dans ses pupilles l’incompréhension. Si au début de notre relation, les mystères qui m’entouraient ont pu la séduire, aujourd’hui ils ne font que nous éloigner l’un de l’autre. Peut-être que mon passer un peu tumultueux n’y est pas pour rien. Jamais je ne pensais un jour pouvoir me stabiliser auprès d’une seule femme. Et voilà que Poppy brise toutes mes convictions, tous mes plans de vie pour s’installer confortablement à mes côtés, m’obligeant à ne plus vouloir rien d’autre qu’elle et seulement elle. Faisant de moi un drogué addict, un putain de dépendant émotionnel. « C'est bon, laisse tomber. » Lâche-t-elle en se détournant de moi, m’obligeant à lâcher son poignet. La voilà encore, cette salope de distance, ce foutu fossé que je suis en train de creuser à mes dépens. J’ai envie de hurler à nouveau, à pleins poumons, jusqu’à en perdre la voix. D’attraper n’importe quoi et d’y fracasser. Mais je sais que ça ne fera rien, ça ne m’apaisera même pas, parce que seuls les mots, l’attention, le regard de Poppy peuvent me calmer.  « Non » je lâche d’une voix rauque, la faisant s’arrêter dans sa progression. Elle est toujours dos à moi cependant. Surement parce que me regarder dans les yeux à ce moment là est beaucoup trop difficile pour elle. J’avale ma salive, toujours avec autant de difficulté, cherchant mes mots.  « J’sais pas ce que je devrais te dire, là, Poppy… » mon regard affolé se perd sur les murs de notre cuisine tandis que je passe une main dans mes cheveux, perdu.  « Putain. Je… Je comprends même pas ce qu’il se passe. J’y connais rien à tout ça, ok ? Je sais pas ce que tu attends de moi parce que bordel, t’as déjà tout. » je dis d’une voix rendue rauque par l’émotion. J’ai l’impression d’être un pauvre con complètement paumé. C’est surement ce que je suis vraiment. Je fais un pas en direction de Poppy, pour me retrouver juste assez près pour sentir la chaleur émaner de son corps.  « T’as tout ce que je peux t’offrir Poppy. Et si… si tout ça ne te convient pas, si ce n’est pas assez, alors c’est que je ne te corresponds pas… Parce que là, mon coeur, mon corps, ma vie, tout t’appartient. » Je lève la main comme pour caresser son bras mais je me retiens de justesse. Elle ne veut pas que je la touche. Elle veut s’enfermer dans sa bulle de colère, celle dans laquelle elle peut me haïr autant qu’elle veut. Alors je laisse retomber ma main.  « Toutes ces filles… elles ne sont rien. Elles font partie d’un passé que je ne peux pas renier, même si je le voulais. Je sais pas ce que je dois faire Poppy. Et si t’attends que je te parle d’amour… je sais même pas à quoi ça ressemble, ok ? J’suis paumé. Je ne sais pas ce que ça signifie aimer, être aimer, tout ça. Faut que tu m’aides Poppy. Que tu me dises ce que tu attends de moi. » Je souffle en me mordant la lèvre inférieure, respectant toujours la distance qu’elle souhaite sans pour autant être à l’autre bout de la pièce. Je n’aurais qu’à lever les bras pour pouvoir la serrer contre mon torse. Mais je n’en fais rien. Il faut que ce soit elle qui décide.
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